Archives de l’auteur : Rémy Dreano

Entreprendre en franchise dans l’immobilier : Est-ce le bon moment ?

Le secteur de la franchise couvre près de 80 filières d’activité. Les services à la personne (221 enseignes), la restauration rapide (218), l’alimentaire (195), la coiffure, esthétique, beauté (166) figurent parmi les secteurs les plus en vogue.

 

La France est leader en Europe avec près de 2.000 réseaux (620.000 emplois directs et indirects), soit trois fois plus qu’au début des années 2000 et de nouveaux concepts apparaissent chaque année. 

 

Il y a ceux qui lancent les concepts et parient sur leur duplicabilité rapide et ceux qui, prêts à essuyer les plâtres, intègrent ces réseaux récents persuadés de leur potentiel. Une prise de risque car un concept novateur a moins de lisibilité sur l’avenir. 

 

Quoi qu’il en soit, s’engager dans un réseau récent ou mature est toujours un pari, surtout quand le secteur en question est en plein bouleversement. C’est le cas de l’immobilier (59 réseaux/3683 franchisés), un secteur impacté par la révolution numérique.

 

On distingue aujourd’hui trois types d’acteurs qui se mènent une guerre ouverte : 

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Les auto-écoles traditionnelles face à la concurrence des plateformes en ligne. Quels risques pour les moniteurs d’auto-école ?

Après les taxis, c’est au tour des auto-écoles de subir la réforme des professions réglementées.

 

A l’initiative de l’intersyndicale de la profession, les professionnels ont lancé hier une opération escargot d’envergure sur le périphérique parisien pour protester contre un projet de réforme qui prévoit de remplacer l’agrément départemental des auto-écoles par un agrément national, lequel favoriserait in fine les plates-formes en ligne, souvent accusées de mettre en péril la formation et la sécurité routière.

 

Ce n’est pas la première fois que les auto-écoles manifestent contre l’ubérisation rampante de leur profession et, plus précisément, contre la dématérialisation des inscriptions au permis de conduire et contre ces trublions qui cassent les prix. Mais la profession n’a guère les moyens de s’opposer, manquant de soutien dans l’opinion publique. 

 

Que s’est-il passé ?

Depuis 2015, la réforme Macron du permis de conduire a ouvert la voie à de nouveaux acteurs qui proposent une formation au permis de conduire en partie dématérialisée (site en ligne, application mobile).

 

Comme prévu, ces derniers n’ont pas tardé à casser les prix avec des tarifs deux moins élevés que les auto-écoles traditionnelles (750 € pour le forfait code + 20 heures de conduite contre 1.700€ en moyenne dans les auto-écoles traditionnelles)

 

Pour autant, le business model de ces nouveaux opérateurs n’est pas gagné d’avance, comme le montre la liquidation judiciaire récente de Permis Go 2 (100% en ligne). Outre l’obtention de l’agrément préfectoral, tout le monde est soumis au respect de la réglementation en vigueur. Sur ce point, les auto-écoles traditionnelles multiplient les actions en justice pour prévenir les dérives et protéger leurs intérêts.

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Formation professionnelle. Alors, année noire en vue ou non ?

Les professionnels redoutent une année noire avec une pause sur la demande de formation et de bilan de compétences du côté des salariés. Certaines structures affrontent déjà les premiers frimas…

 

Le fameux « big bang » de la formation professionnelle, ce n’est pas seulement une simplification du système, c’est aussi un objectif de rationalisation et d’économie.

 

En effet, le basculement du Congé Individuel de Formation (CIF) vers le Compte Personnel de Formation de transition professionnelle, présenté comme plus universel, ne devrait pas favoriser les formations longues et/ ou coûteuses.

 

Dans le nouveau système, le salarié devra d’abord capitaliser avant de mobiliser ses droits au CPF pour financer son projet, qu’il s’agisse d’une formation qualifiante ou d’un bilan de compétences.

 

Pour l’heure, c’est le plafonnement de l’heure à 15 euros qui est source d’inquiétude quand on sait que certains OPCA pouvaient parfois assurer la prise en charge jusqu’à 50 euros de l’heure. Le plafond lui-même de 5.000 euros du CPF apparait pour le moins insuffisant pour accéder à certaines formations. Et même si la possibilité d’abondements à la marge a été évoquée, on reste dans le vague.

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Les artisans du bâtiment à l’épreuve de la crise du recrutement

Depuis 2008, près de 200.000 emplois ont été perdus dans le secteur du bâtiment et nombre de petites entreprises artisanales ont du mettre la clé sous la porte. Celles qui ont surmonté la crise sont sorties du tunnel exsangues et fragilisées moralement. Depuis fin 2017, les entreprises du bâtiment ont recommencé à embaucher, non sans mal. En réalité, la forte reprise de l’activité a surpris tout le monde, à commencer par les centres de formation d’apprentis (CFA). On parle de crise des vocations, de pénurie de main d’oeuvre… En tout cas, le sujet est pris très au sérieux par la Fédération Française du Bâtiment et Pôle emploi qui viennent de lancer l’opération 15.000 bâtisseurs sur l’ensemble du territoire.

 

Ce manque de main d’oeuvre disponible s’explique aisément. Durant la crise, de nombreux ouvriers et techniciens confirmés ont pris leur retraite sans être systématiquement remplacés, et pour cause… Dans le même temps, la baisse des effectifs en apprentissage s’est accélérée, frôlant les 35%, faute de mesures volontaristes pour rendre cette voie plus attractive. Or, les initiatives pour revaloriser la voie de l’apprentissage auprès des jeunes ont connu un retard à l’allumage et on a cédé à la résignation en laissant s’installer un désamour des métiers manuels et techniques. Même si les effectifs ont remonté cette année, les écoles sont loin d’avoir refait le plein de stagiaires. 

 

Outre que les jeunes qui ont répondu à l’appel sont encore en phase d’apprentissage, on sait, que sur les chantiers, on a surtout besoin d’ouvriers qualifiés et de cadres expérimentés. C’est pourquoi, les artisans se battent aux portes des CFA pour tenter de récupérer les meilleurs éléments. 

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Small business. Recettes et vertus du Made in France

Image associéeStartuppers du textile, Instapreneurs en bijouterie, pure players de la lunetterie, ils sont de plus en plus nombreux à lancer leur propre marque sous le label Made in France.

 

Pour le consommateur, ce label représente avant tout l’atelier niché au coeur des territoires, les savoir-faire ancestraux, la préservation de l’emploi dans nos campagnes rurales.

 

En fait, le Made in France, c’est d’abord un marquage de l’origine apposée sur un produit. Un avantage commercial, notamment pour le développement à l’étranger, mais qui n’est pas sans incidence pour celui qui s’en prévaut. Pour commencer, il y a des règles douanières et il est préférable de s’y tenir. Indiquer une origine trompeuse sur un produit commercialisé est une infraction qui peut coûter cher.

 

Pour autant, selon la définition donnée, c’est le lieu de la dernière transformation substantielle qui détermine l’origine, ou encore la notion de 45% de la valeur ajoutée réalisée sur notre sol. Pour certains, cette définition ne va pas assez loin, et c’est pourquoi, on a vu fleurir de nouveaux labels (Origine France Garantie, France Terre Textile, Produit en Bretagne, Entreprise du patrimoine vivant…), l’un n’empêchant pas l’autre, il est vrai.

 

Il est vrai aussi qu’avec un bon concept, tout peut aller très vite aujourd’hui à l’ère du digital. Mais une bonne idée peut vite être copiée. Alors, si le concept est aussi bon que le produit, autant mettre le pied sur l’accélérateur. Pour se faire connaître, de jeunes pousses n’hésitent plus à mettre la main à la poche pour s’offrir une vitrine à MIF Expo, le plus grand salon dédié à la promotion des produits en France. C’est un moyen d’asseoir une notoriété au delà de la boutique en ligne. C’est aussi un moment privilégié pour partager quelques minutes avec ses clients, défendre les valeurs de sa boite, expliquer et encore expliquer…

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Le recrutement dans tous ses états

IMG_05311-RLe marché du recrutement est en plein boom. Les entreprises recrutent à nouveau et elles ont grand besoin de détecteurs de talents et surtout d’outils pratiques et innovants pour simplifier leur tâche au quotidien.

 

Témoin de cette effervescence, le nombre de salons et de séminaires dédiés au recrutement et à la marque employeur qui s’ajoutent à un agenda RH déjà bien chargé. On s’y rend autant pour réseauter, assister aux conférences (Keynotes autour d’orateurs prestigieux) sur les évolutions du recrutement que pour y faire des emplettes.

 

Le plus important est sans doute #RmsConf, considéré comme la grand-messe annuelle des professionnels du recrutement, du marketing employeur et du talent management. La 8ème édition s’est tenue le 9 octobre dernier à Paris au Centquatre, attirant un visitorat toujours aussi enthousiaste et curieux.

 

Au côté des gros exposants (Pôle emploi, Leboncoin, Cadremploi, AKSIS), on aura noté une présence plus marquée des acteurs de la #HR Tech, de jeunes pousses qui se proposent de révolutionner l’expérience candidat et employeur. Les recruteurs sont sous le charme.

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Ils ont créé leur entreprise (5) : Marie Piccioli et Loïc Vandenhende : Maraîchers en bio

Ils ont tous deux 27 ans et une bonne dose de fraîcheur et d’insouciance. Mais, ils ont surtout en commun deux vertus essentielles pour mener à bien un projet aussi exigeant que le leur : patience et sang froid.

 

De l’audace et du sang froid, il en fallait pour se lancer dans le maraîchage bio avec, derrière eux, une saison de six mois en Corse au sein une exploitation maraîchère.

 

Loïc est originaire du Pas-de-Calais. Marie, elle, réside en Bourgogne.

 

Tous deux se considèrent comme des novices en matière de maraîchage, mais c’est sans hésitation qu’ils ont lancé en mars 2016 leur petite entreprise répondant au nom de Grèn Sémé, un jeu de mot sur un vocable créole.

 

« Nous nous sommes rencontrés lors d’un voyage à l’Île de la Réunion où nous sommes restés un an. De retour en métropole, nous sommes partis en Corse pour faire la cueillette des châtaignes. En prospectant sur le local, nous avons décroché à la suite un job de saisonnier chez un maraîcher » raconte Marie.

 

De retour en Bourgogne, tous deux sont résolus à s’installer à leur compte en maraîchage bio, un métier qui concilie leurs principales aspirations : être indépendant et exercer un métier au grand air.

 

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Denis Petit, un héliciculteur qui décoiffe

Damien PetitSe lancer dans un projet d’héliciculture (élevage d’escargots comestibles), peu de gens y pensent. C’est pourtant une activité accessible, pour peu que la passion et la fibre commerciale soient là, d’autant cet élevage ne nécessite pas d’investissements coûteux.

 

Si la consommation d’escargots est solidement ancrée dans la gastronomie française (depuis la Renaissance, dit-on), l’élevage professionnel du mollusque est en revanche assez récent. Aujourd’hui, on estime à 400 le nombre de fermes qui se consacrent à l’élevage de l’escargot. 

 

Mais le gastéropode à coquille est un peu fragile, il faut le savoir. Il a besoin de lumière, de chaleur et d’humidité, c’est un élevage délicat. L’idéal est de lui trouver un terrain humide et meuble, bien drainé et calcaire.  

 

Denis Petit, 51 ans, héliciculteur depuis 1992, n’hésite pas faire un parallèle avec la croissance des plantes. Originaire de Grigny, en banlieue parisienne, rien ne le prédestinait à devenir héliciculteur. 

 

« Je voulais une activité à la campagne. C’était aussi une réflexion de famille. Avec mon père, on s’est lancé dans l’escargot en 1992, après avoir découvert un article de l’INRA traitant des techniques d’élevage d’escargot. Comme le projet ne nécessitait pas trop d’investissements et surtout pas trop de terrain, nous avons choisi de nous installer dans l’Aube, à la limite de l’Yonne. A l’époque, il n’existait pas de formation spécifique pour ce métier. Autodidacte au démarrage, on travaillait avec le bouquin de professeur Bonnet de l’INRA » raconte Denis.

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Ils ont crée leur entreprise (4) : Notilo Plus et leur drone « iBubble » pour filmer sous l’eau

Nicolas Gambini

Benjamin Valtin

Si  les drones sont plus connus du grand public pour leur usage militaire, ce sont avant tout des machines conçues pour permettre de résoudre une difficulté.

 

Le développement d’une filière drone dans le civil était inéluctable, mais il fallait pour cela miser sur la rapidité des progrès techniques et sur un engouement des jeunes pour la création d’entreprise.

 

On construit aujourd’hui des engins pour permettre de sauver des vies en montagne (largage de matériel de suivie, assistance aux victimes avant l’arrivée des secours), pour livrer des colis, du courrier, inspecter des sites industriels, réaliser des prises de vue aériennes (audiovisuel, relevés topographiques, cartographie).

 

Bref ! de multiples usages qui ne cessent de s’étendre. La différence avec le militaire, c’est que les drones civils sont plus souvent développés et construits par des petites, voire très petites entreprises. 

 

Et comme souvent, c’est un cocktail d’intuition, d’observation, de passion, de courage et d’optimisme qui créé l’aventure.

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Industrie du futur. L’entreprise apprenante a un rôle à jouer

Ebranlés par dix années de crise, les français redécouvrent l’importance d’avoir une industrie performante et compétitive, pas seulement comme un moyen de maintenir l’emploi dans nos territoires, mais comme moteur essentiel d’une croissance économique efficiente, durable même….

 

Ils ont enfin compris que ce qui n’est pas produit en France doit être acheté à l’étranger et qu’un pays comme la France ne peut se résigner à n’être connu et représenté que par sa gastronomie, ses produits de luxe et son patrimoine culturel et naturel. 

 

Mais pour celui qui n’a jamais mis les pieds dans une usine, il est difficile en effet de se représenter l’usine d’aujourd’hui et plus difficile encore d’appréhender la réalité et les enjeux de l’usine de demain. Une industrie du futur qui, en outre, ne peut se résumer à la seule question de la robotisation et des peurs qu’elle agite dans l’opinion publique. 

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