Ils ont repris une entreprise (1) : Corinne Gaudic, CEO des Ateliers Peyrache et Broderie du Lys

La 6ème édition du Salon MIF Expo (Salon du made in France) vient de fermer ses portes et l’heure est désormais au bilan. Ce salon qui reçoit plus de 55.000 visiteurs est passé en quelques années de 75 à 450 exposants. Il aura probablement aussi quadruplé son visitorat depuis la toute première édition.

 

L’engouement pour le Fabriqué in France est réel, mais il est probablement trop tôt pour parler de patriotisme économique. En revanche, les français sont de plus en plus sensibles à l’origine des produits qu’ils achètent. Ils lisent plus souvent les étiquettes, surtout depuis que la presse s’est fait l’écho de substances toxiques retrouvées sur des vêtements et accessoires importés de Chine. Devenus plus vigilants sur l’origine et la traçabilité des produits, certains consommateurs se tournent désormais vers ces petits ateliers qui font la réputation du Made In France.

 

« Nous sommes une des rares marques, Blanc Bonnet, à faire tout chez nous, dans nos propres ateliers » affirme Corinne Gaudic, CEO des Ateliers Peyrache à Saint-Didier-en-Velay (Haute-Loire) et Broderie du Lys à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

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Les métiers qui recrutent : Maroquinerie, c’est le moment de se former !

La maroquinerie de luxe est en plein essor, comme en témoigne l’ouverture de nouveaux ateliers-usines un peu partout en France depuis trois ans.

 

Après avoir inauguré la nouvelle manufacture d’Héricourt en Haute-Saône, bâtie sur une ancienne friche textile, le groupe de luxe Hermès vient d’annoncer la création de deux nouveaux sites de production, le premier à Saint-Vincent-de-Paul dans les Landes et le deuxième à Montereau-Fault-Yonne en Seine-et-Marne. 500 emplois sont attendus pour 2020. Et la maison Hermès n’est pas la seule à ouvrir des ateliers…

 

2017 est particulièrement fertile en bonnes nouvelles puisque la maison Longchamp (900 salariés) a elle aussi annoncé l’implantation d’un nouvel atelier-école à Pouzaugues dans le Choletais, dont l’ouverture est prévue en 2018. Cette dernière est déjà implantée à Segré en Vendée, à Rémalard dans l’Orne, avec deux ateliers-écoles à Ernée et à Château-Gontier en Mayenne. A signaler aussi le succès de la Maroquinerie du Puy dont les effectifs sont passés de 11 à 200 salariés en six ans. Réinstallée à Chaspuzac en Haute-Loire depuis l’année dernière, l’entreprise prévoit de recruter 80 personnes d’ici à 2019. 

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Le E-Commerce dans tous ses états : une filière qui créé des emplois directs et indirects

Le montant des achats sur internet ne cesse de progresser. Acheter depuis son smartphone n’est plus seulement l’apanage d’acheteurs matures, de jeunes avec un profil CSP+ qui se promènent sur Twitter et qui font leur shopping en ligne, l’achat en ligne se démocratise peu à peu jusqu’à rallier le monde rural et des utilisateurs hier encore réticents.

 

D’ailleurs, l’univers du E-Commerce d’aujourd’hui n’a plus guère à voir avec celui des années 90. Le nombre de sites marchands a considérablement augmenté depuis 2010. Les avancées technologiques (solutions de paiement en ligne, de référencement, logiciels de création de sites marchand…) ont facilité leur essor. La concurrence entre sociétés de services a naturellement entraîné une guerre des prix qui aura eu au moins l’avantage de rendre la technologie abordable à des acteurs plus mineurs, leur permettant de se lancer à leur tour.

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Emmanuelle Richard : Danseuse, chorégraphe et… contorsionniste

 

Peu de personnes ont si précocement la vocation chevillée au corps. Mais, pour Emmanuelle Richard, le projet de devenir professeur de danse s’est imposé très tôt, dès la prime enfance. 

 

« J’ai toujours eu la danse à fond, vraiment à fond… A l’âge de trois ans, j’ai demandé à mes parents à faire une activité. Ils ont choisi la danse et à chaque rentrée, ils me demandaient si je voulais continuer. En fait, j’ai accroché tout de suite et j’en ai toujours redemandé. Je me souviens que l’institutrice nous avait demandé d’illustrer notre futur métier dans un dessin. Je me revois me dessiner en professeur de danse. »

 

Emmanuelle, qui vit alors du côté de Saint-Etienne, suit assidûment les cours de danse à l’école de Feurs. Cinq années plus tard, elle a bien progressé. Son professeur insiste alors auprès de ses parents pour qu’elle rentre au conservatoire pour préparer le concours de l’Opéra. Ils ne donneront pas suite, estimant qu’il est plus sage pour leur fille de poursuivre les études, au moins jusqu’au Bac.

 

« Il aurait fallu de toute façon quitter le cocon familial pour le pensionnat, faire une croix sur les jeux et les sorties. Je n’en avais pas vraiment envie… Je n’ai pas de regret car j’ai compris plus tard que l’Opéra est un monde de sacrifices et de privations…».

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Bonnes résolutions pour se former dès la rentrée : Quatre secteurs qui manquent de bras

En terme d’emploi, les dernières projections sont plutôt de bonne augure.

 

Fait notable, on commence à observer des situations pénuriques dans des secteurs qui pourtant ont été fortement impactés par la crise.

 

C’est le cas dans le bâtiment, l’automobile et les transports.

 

Depuis quelques mois, on recrute à nouveau des carrossiers, des mécaniciens, des maçons, des couvreurs, des chauffeurs poids lourds. Certaines filières sont en plein boom, comme le cycle. L’engouement pour le vélo crée de l’emploi, aussi bien en vente, qu’en fabrication, assemblage et maintenance. Il suffit pour s’en convaincre de consulter des sites comme Job2.roues.fr ou celui de l’enseigne Culture Vélo.

 

Choisir un métier, c’est aussi et parfois une question d’opportunité. Vivre et travailler dans sa région suppose aussi de faire quelques concessions et de s’adapter aux réalités économiques du bassin d’emploi. Certains métiers sont fort heureusement territorialisés et non délocalisables. La formation est plus souvent à portée de main qu’on ne le croit. Les entreprises, les Groupements d’employeurs pour l’Insertion et la Qualification (GEIQ) travaillent aussi main dans la main avec les organismes de formation, pour permettre d’ajuster à leurs besoins du moment. 

 

Voici quatre secteurs qui méritent votre attention.

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Mécanique de précision : Des places à prendre dans l’aéronautique

Formez-vous aux métiers de l’usinage !

 

C’est en effet le bon moment, si l’on veut décrocher un emploi chez les partenaires industriels de l’aéronautique, un domaine où les besoins sont forts et où, près de 10.000 postes sont à pourvoir chaque année.

 

Une opportunité que Muriel, 48 ans, fraiseuse à l’usine de Figeac Aero d’Auxerre, n’a pas laissé passer l’année dernière.

 

« Je venais d’être licenciée de mon ancien métier d’électromécanicienne et j’avais du mal à trouver un emploi stable sur le local. Avec mon bac pro maintenance, je sais au moins lire un plan…» 

 

Après une formation de six mois au Pôle Formation d’Auxerre, Muriel a été embauchée comme fraiseuse en équipe 2/8. Aujourd’hui, elle est fière d’être le maillon d’une grande chaîne ouvrière qui produit des éléments de mécanisme entrant dans la composition de gros avions comme l’A380. 

 

« Je travaille de 13 heures à 21 heures. Nous ne sommes que deux femmes à travailler à l’atelier fraisage. J’espère que d’autres ne vont pas tarder à nous rejoindre. En tout cas, je ne regrette pas mon choix et je suis très contente d’être ici » confie-t-elle.

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Ils ont créé leur entreprise (3) : H2B, le gin des marins bretons

On recense près d’une trentaine de producteurs de gin en France.

Le marché est en pleine évolution et la jeune génération a décidé de donner des coups de pied dans le tonneau, histoire de remettre au goût du jour les spiritueux, avec des idées nouvelles et des produits de qualité, made in terroir.

 

L’histoire d’H2B a débuté il y a deux ans, lors d’une virée en bateau dans le golfe du Morbihan. Henri Goldschmidt, 26 ans et Bertrand de Lantivy, 48 ans, sont tous deux propriétaires d’un bateau. Le premier termine un master en commerce des vins et spiritueux et le deuxième travaille comme représentant dans l’édition. Bertand Patin, qui termine son bachelor en commerce marketing, 27 ans, est le troisième larron. Il ne possède qu’une planche de surf, mais il a aussi l’âme d’un voyageur entrepreneur..

 

« Au fond de moi, j’ai toujours su que j’allais faire quelque chose de cet ordre. On se voyait assez régulièrement tous les trois pour faire du bateau. L’idée a germé autour d’un verre de whisky après une virée dans le Golfe. On s’est dit pourquoi ne pas monter une distillerie ? On a regardé ce qui se faisait dans le coin. On a d’abord pensé au whisky qui est assez tendance en Bretagne. Mais l’inconvénient, c’est le temps de maturation avant vente. Le vieillissement en fût de chêne, c’est au minimum trois ans. C’est un handicap sur le plan économique. On s’est dit qu’on pouvait faire quelque chose sur le qualitatif avec le gin qui revient à la mode » explique Bertrand Patin.

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Création d’entreprise : les Incubateurs. Un outil pour booster les ambitions

Créer une entreprise que l’on veut pérenne à partir d’une idée, d’une intuition, n’est pas chose facile, même quand on affiche une expérience de chef d’entreprise ou que l’on est déjà porteur d’un véritable savoir-faire…

 

Lancer un concept, un produit, le promouvoir, le commercialiser, seul dans son coin, c’est bien sûr faisable et c’est d’ailleurs ce que font les porteurs de projet dans leur grande majorité.

 

Des porteurs de projet qui sont plus souvent des créatifs, avec un bagage d’étudiant, ce qui ne signifie pas que leur projet soit pour autant voué à l’échec.

 

Mais il y a tellement de questions périphériques à régler (financières, juridiques, comptables), sans compter le business plan, la communication, le marketing, la propriété intellectuelle ou industrielle…).

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La restauration collective et ses fournisseurs, une filière qui recrute…

La restauration collective est un secteur qui fait assez peu parler de lui, en tout cas, moins que la restauration dite « de ville » qui a plus souvent les faveurs des médias.

 

C’est pourtant une filière dynamique qui emploie près de 110.000 personnes, essentiellement du personnel cuisinant et qui en fait travailler beaucoup plus autour d’elle : des prestataires logistiques qui recrutent des commerciaux, des magasiniers, des chauffeurs-livreurs, sans compter les sociétés qui l’approvisionnent en produits divers et variés et qui souvent peinent à recruter.

 

La restauration collective a fait peau neuve. Le bio, le goût et le consommer local et durable ont fait leur entrée dans les cuisines. On privilégie dorénavant les circuits courts et les produits locaux ou régionaux. Les initiatives locales pour promouvoir le bio à la cantine se multiplient. De même, la lutte contre le gaspillage est une préoccupation nouvelle, tout comme la valorisation des déchets. Des formes de restauration collective « haut de gamme » se dessinent. La restauration collective a maintenant ses grands chefs et son concours de M.O.F (Meilleur Ouvrier de France). On y vise là aussi l’excellence.

 

Pourtant, malgré un chômage endémique, le secteur est en tension constante, peinant à couvrir ses besoins les plus immédiats.

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L’intelligence artificielle, de nouveaux outils au service de la détection de talents, mais pas seulement…

Repérer la perle rare parmi des centaines de profils, traiter les CV en un seul clic, matcher efficacement les profils et les offres, prédire les potentialités du candidat pour le futur de l’entreprise, les professionnels des ressources humaines en rêvaient. Aujourd’hui, grâce à l’intelligence artificielle, tout cela est déjà possible.

 

Les professionnels des RH sont séduits par ces technologies innovantes qui, en les libérant de la partie fastidieuse de leur travail, leur permettent de se consacrer à l’essentiel de leur mission :  rencontrer les candidats, décider…

 

Des technologies qui ne se contentent pas d’améliorer les processus de recrutement et de faire gagner du temps aux RH… 

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