Le recrutement dans tous ses états

IMG_05311-RLe marché du recrutement est en plein boom. Les entreprises recrutent à nouveau et elles ont grand besoin de détecteurs de talents et surtout d’outils pratiques et innovants pour simplifier leur tâche au quotidien.

 

Témoin de cette effervescence, le nombre de salons et de séminaires dédiés au recrutement et à la marque employeur qui s’ajoutent à un agenda RH déjà bien chargé. On s’y rend autant pour réseauter, assister aux conférences (Keynotes autour d’orateurs prestigieux) sur les évolutions du recrutement que pour y faire des emplettes.

 

Le plus important est sans doute #RmsConf, considéré comme la grand-messe annuelle des professionnels du recrutement, du marketing employeur et du talent management. La 8ème édition s’est tenue le 9 octobre dernier à Paris au Centquatre, attirant un visitorat toujours aussi enthousiaste et curieux.

 

Au côté des gros exposants (Pôle emploi, Leboncoin, Cadremploi, AKSIS), on aura noté une présence plus marquée des acteurs de la #HR Tech, de jeunes pousses qui se proposent de révolutionner l’expérience candidat et employeur. Les recruteurs sont sous le charme.

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Ils ont créé leur entreprise (5) : Marie Piccioli et Loïc Vandenhende : Maraîchers en bio

Ils ont tous deux 27 ans et une bonne dose de fraîcheur et d’insouciance. Mais, ils ont surtout en commun deux vertus essentielles pour mener à bien un projet aussi exigeant que le leur : patience et sang froid.

 

De l’audace et du sang froid, il en fallait pour se lancer dans le maraîchage bio avec, derrière eux, une saison de six mois en Corse au sein une exploitation maraîchère.

 

Loïc est originaire du Pas-de-Calais. Marie, elle, réside en Bourgogne.

 

Tous deux se considèrent comme des novices en matière de maraîchage, mais c’est sans hésitation qu’ils ont lancé en mars 2016 leur petite entreprise répondant au nom de Grèn Sémé, un jeu de mot sur un vocable créole.

 

« Nous nous sommes rencontrés lors d’un voyage à l’Île de la Réunion où nous sommes restés un an. De retour en métropole, nous sommes partis en Corse pour faire la cueillette des châtaignes. En prospectant sur le local, nous avons décroché à la suite un job de saisonnier chez un maraîcher » raconte Marie.

 

De retour en Bourgogne, tous deux sont résolus à s’installer à leur compte en maraîchage bio, un métier qui concilie leurs principales aspirations : être indépendant et exercer un métier au grand air.

 

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Denis Petit, un héliciculteur qui décoiffe

Damien PetitSe lancer dans un projet d’héliciculture (élevage d’escargots comestibles), peu de gens y pensent. C’est pourtant une activité accessible, pour peu que la passion et la fibre commerciale soient là, d’autant cet élevage ne nécessite pas d’investissements coûteux.

 

Si la consommation d’escargots est solidement ancrée dans la gastronomie française (depuis la Renaissance, dit-on), l’élevage professionnel du mollusque est en revanche assez récent. Aujourd’hui, on estime à 400 le nombre de fermes qui se consacrent à l’élevage de l’escargot. 

 

Mais le gastéropode à coquille est un peu fragile, il faut le savoir. Il a besoin de lumière, de chaleur et d’humidité, c’est un élevage délicat. L’idéal est de lui trouver un terrain humide et meuble, bien drainé et calcaire.  

 

Denis Petit, 51 ans, héliciculteur depuis 1992, n’hésite pas faire un parallèle avec la croissance des plantes. Originaire de Grigny, en banlieue parisienne, rien ne le prédestinait à devenir héliciculteur. 

 

« Je voulais une activité à la campagne. C’était aussi une réflexion de famille. Avec mon père, on s’est lancé dans l’escargot en 1992, après avoir découvert un article de l’INRA traitant des techniques d’élevage d’escargot. Comme le projet ne nécessitait pas trop d’investissements et surtout pas trop de terrain, nous avons choisi de nous installer dans l’Aube, à la limite de l’Yonne. A l’époque, il n’existait pas de formation spécifique pour ce métier. Autodidacte au démarrage, on travaillait avec le bouquin de professeur Bonnet de l’INRA » raconte Denis.

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Ils ont crée leur entreprise (4) : Notilo Plus et leur drone « iBubble » pour filmer sous l’eau

Nicolas Gambini

Benjamin Valtin

Si  les drones sont plus connus du grand public pour leur usage militaire, ce sont avant tout des machines conçues pour permettre de résoudre une difficulté.

 

Le développement d’une filière drone dans le civil était inéluctable, mais il fallait pour cela miser sur la rapidité des progrès techniques et sur un engouement des jeunes pour la création d’entreprise.

 

On construit aujourd’hui des engins pour permettre de sauver des vies en montagne (largage de matériel de suivie, assistance aux victimes avant l’arrivée des secours), pour livrer des colis, du courrier, inspecter des sites industriels, réaliser des prises de vue aériennes (audiovisuel, relevés topographiques, cartographie).

 

Bref ! de multiples usages qui ne cessent de s’étendre. La différence avec le militaire, c’est que les drones civils sont plus souvent développés et construits par des petites, voire très petites entreprises. 

 

Et comme souvent, c’est un cocktail d’intuition, d’observation, de passion, de courage et d’optimisme qui créé l’aventure.

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Industrie du futur. L’entreprise apprenante a un rôle à jouer

Ebranlés par dix années de crise, les français redécouvrent l’importance d’avoir une industrie performante et compétitive, pas seulement comme un moyen de maintenir l’emploi dans nos territoires, mais comme moteur essentiel d’une croissance économique efficiente, durable même….

 

Ils ont enfin compris que ce qui n’est pas produit en France doit être acheté à l’étranger et qu’un pays comme la France ne peut se résigner à n’être connu et représenté que par sa gastronomie, ses produits de luxe et son patrimoine culturel et naturel. 

 

Mais pour celui qui n’a jamais mis les pieds dans une usine, il est difficile en effet de se représenter l’usine d’aujourd’hui et plus difficile encore d’appréhender la réalité et les enjeux de l’usine de demain. Une industrie du futur qui, en outre, ne peut se résumer à la seule question de la robotisation et des peurs qu’elle agite dans l’opinion publique. 

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Réforme de la formation professionnelle. Que retenir des récentes annonces ?

formpro-RQue retenir des annonces de ce lundi 5 mars 2018 de Muriel Pénicaud concernant la réforme de la formation professionnelle ?

 

On en connait maintenant les grandes lignes, mais il faudra encore patienter pour en connaître les détails.

 

Et comme souvent, c’est dans les détails que se cache le diable… Le « big bang » dont on parle, serait-il finalement caché dans les détails ?

 

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Est-ce la fin du modèle de l’hypermarché en France ?

Le secteur de la grande distribution est en pleine mutation et il est difficile de prévoir le modèle de demain. 

 

Cela commence par des rapprochements (Casino avec Intermarché, Système U avec Auchan, Carrefour avec Cora, Les Mousquetaires avec Bricorama), puis l’on s’attaque à la réorganisation des entrepôts logistiques pour finir par l’annonce de suppressions de postes, souvent massives.

 

C’est le cas chez Carrefour qui connait une érosion de ses ventes et qui n’a pas d’autre choix que de restructurer pour ne pas devenir une proie facile pour de concurrents extérieurs comme Amazon Go ou le groupe américain Costco qui a ouvert son premier club-entrepôt dans l’Essonne. Ce dernier aurait, dit-on, des visées sur le groupe Carrefour.

 

La période est aux économies, les hypers devant se réinventer pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation et aux clients qui veulent tout, tout de suite, et au meilleur prix. Pour commencer, cela passe la fermeture ou la réorganisation des magasins les moins rentables et des entrepôts logistiques vieillissants, ce qui se fait généralement en taillant dans les effectifs. Le groupe Carrefour ne peut plus différer sa restructuration. 25% du personnel est aujourd’hui visé par un plan de suppression de postes, en majorité des salariés des sièges administratifs et du réseau Dia. Un glissement vers la location-gérance s’amorce.

 

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Immersion dans le petit monde de la plongée sous-marine et de ses métiers

Un Salon professionnel qui se voit contraint de refuser des demandes d’exposants, c’est assez rare pour être souligné. Le plus étonnant est que cela concerne la plongée sous-marine, une activité dite mineure, mais un marché qui s’est considérablement développé et diversifié depuis la toute première édition, il y a déjà 20 ans…

 

Outre la présence habituelle des centres de plongée et des écoles qui forment au monitorat, on y vend aujourd’hui des croisières pour les passionnés de photo & vidéo sous-marine, des équipements et accessoires de plus en plus sophistiqués (objets connectés pour la sécurisation des palanquées, gilets chauffants 100% made in France, balises de survie, masques intégraux équipés de caméras Go Pro, scooters sous-marins, drones sous-marins autonomes qui vous photographient et vous filment durant la plongée…).

 

Une économie dynamique et très créative qui fait vivre une myriade d’associations, de TPE et PME, de taille internationale pour certaines, et plus récemment des startups spécialisées dans la robotique et les objets connectés.

 

il faut dire que le petit monde de la plongée a bien changé en trente ans. Aujourd’hui, le plongeur passionné n’hésite pas à casser sa tirelire pour assouvir sa passion. Les voyagistes surfent sur la tendance qui proposent des séjours à thème (très alléchants) pour approcher le requin dormeur à la Désirade, des safaris pour évoluer au milieu des raies manta à Madagascar.

 

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Le burn-out : comment le reconnaître ? que faire pour l’éviter ?

Rencontre avec Marina Bourgeois, ex-chasseuse de tête, consultante en reconversion professionnelle et coach en épuisement professionnel.

Marina est initiatrice des « Samedis du burn-out »

 

Considéré, un peu exagérément peut-être, comme le mal du siècle, le sujet du burn-out fait en tout cas couler beaucoup d’encre.

 

Sommes-nous au clair sur la question ? Pas si sûr… A en croire, les spécialistes, ceux qui se croient le plus à l’abri en sont souvent les premières victimes.

 

Pour mieux comprendre, nous nous sommes tournés vers Marina Bourgeois, fondatrice du cabinet Oser rêver sa carrière, lancé en 2015.

 

Confrontée dans sa vie personnelle et dans son métier à des personnes victimes de craquage, Marina a pris le temps d’affiner sa connaissance du sujet. Son secret, c’est l’écoute, beaucoup d’écoute, des heures de documentation et des formations pour permettre de mieux appréhender la complexité des facteurs de burn-out. 

 

Aujourd’hui, elle intervient en préventif auprès de personnes conscientes de frôler la ligne rouge, des personnes surmenées mais pas totalement épuisées, dans la période dite de « burn-in » qui précède l’effondrement. Chroniqueuse pour le webzine My Happy Job, elle est aussi à l’initiative des Samedis du burn-out, un événement mensuel gratuit destiné au décryptage du burn-out, un moment de co-construction d’outils, deux heures d’échanges qui rassemblent des salariés, des artisans, des chefs d’entreprises, des professionnels des R.H, des médecins, des psychologues, des chercheurs…

 

Et bien que très prise par la rédaction de son prochain livre* sur le burn-out, Marina s’est fort gentiment prêtée au jeu des questions.

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Ils ont repris une entreprise (2) : Corinne Gaudic, CEO des Ateliers Peyrache et Broderie du Lys

La 6ème édition du Salon MIF Expo (Salon du made in France) vient de fermer ses portes et l’heure est désormais au bilan. Ce salon qui reçoit plus de 55.000 visiteurs est passé en quelques années de 75 à 450 exposants. Il aura probablement aussi quadruplé son visitorat depuis la toute première édition.

 

L’engouement pour le Fabriqué in France est réel, mais il est probablement trop tôt pour parler de patriotisme économique. En revanche, les français sont de plus en plus sensibles à l’origine des produits qu’ils achètent. Ils lisent plus souvent les étiquettes, surtout depuis que la presse s’est fait l’écho de substances toxiques retrouvées sur des vêtements et accessoires importés de Chine. Devenus plus vigilants sur l’origine et la traçabilité des produits, certains consommateurs se tournent désormais vers ces petits ateliers qui font la réputation du Made In France.

 

« Nous sommes une des rares marques, Blanc Bonnet, à faire tout chez nous, dans nos propres ateliers » affirme Corinne Gaudic, CEO des Ateliers Peyrache à Saint-Didier-en-Velay (Haute-Loire) et Broderie du Lys à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

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