Il n’y a pas d’alternative à la solidarité #restecheztoi

https://www.guidedesressourcesemploi.fr/wp-content/uploads/2020/03/GdRE-restecheztoi-SQUARE.jpgL’épidémie du COVID-19 entraîne le confinement d’une très grande partie de la population.

 

Des usines cessent provisoirement la production (Renault, PSA, Airbus…), de nombreux commerces (bars, restaurants, magasins hors alimentaire et santé, discothèques…) sont fermés jusqu’à nouvel ordre.

 

Les aéroports ferment actuellement leurs terminaux, la plupart des avions étant cloués au sol. 80 à 90% des personnels navigants techniques et commerciaux et personnels au sol non indispensables sont mis en chômage technique ou partiel.

 

Nul ne peut prévoir la durée de cette crise sanitaire et ses conséquences économiques. On ne peut qu’espérer une rapide décrue du nombre de malades et un retour à la normale tout aussi rapide.

 

Parmi ceux qui ont déjà cessé leur travail, certains seront plus touchés que d’autres, c’est le cas notamment des travailleurs indépendants. Quant aux secteurs de l’événementiel, du spectacle et du tourisme, ils sont quasiment à l’arrêt et d’autres tournent maintenant au ralenti…

 

Heureusement, nombre d’entreprises proposent déjà à leurs salariés de télétravailler pour permettre d’assurer, vaille que vaille, la continuité du service.

 

Nous ne pouvons oublier que cette crise sanitaire affecte aussi celles et ceux qui sont actuellement sans emploi ou en transition professionnelle et qui voient les accueils physiques se fermer progressivement. 

 

Pôle emploi et d’autres s’organisent pour faire face à la crise sanitaire et adaptent leur fonctionnement pour continuer d’accompagner les demandeurs d’emploi. Certains cabinets proposent des solutions innovantes pour permettre de poursuivre les accompagnements à distance et aider leurs clients/usagers à mieux mobiliser les ressources on-line.

 

Nous pensons qu’une crise inédite doit entraîner des mesures inédites et qu’il est possible de mettre à profit cette période de confinement. Chacun dans son domaine doit pouvoir y contribuer, à la mesure de ses moyens.

 

C’est pourquoi, nous avons décidé de faciliter l’accès au service en ligne du Guide des ressources emploi, en proposant un accès gratuit aux personnels des structures d’accompagnement et de conseil qui télétravaillent (personnels des centres de bilans de compétences, cabinets spécialisés dans les transitions de carrières, PIJ, BIJ, Pôle emploi…) et aux personnes qu’ils accompagnent, ce, au plus, le temps du confinement.

 

Que vous soyez abonnés ou non à la ressource, vous pouvez nous adresser un mail, ou  cliquer ici, nous nous efforcerons de vous communiquer un identifiant et un mot de passe par retour.

 

En attendant, prenez soin de vous et des autres… en restant chez vous… #restecheztoi (en chanson )

 

PS : Nos pensées vont aux personnels soignants qui se dévouent en ce moment. Nous ne devons pas oublier tous les autres qui prennent des risques en restant sur le pont. N’oubliez pas de remercier la caissière de votre supermarché, particulièrement exposée en ce moment. 

Emploi : Les espaces de coworking créent des opportunités (et pas que pour ceux qui les utilisent)

Véritable phénomène de société, les espaces de coworking se développent à un rythme effréné. Pas une semaine sans que l’on annonce l’ouverture d’un nouvel espace en milieu urbain. Un phénomène de société qui est lié à l’essor du statut d’indépendant, au travail nomade et au développement des startups. Pourquoi, dès lors, louer un local à l’année, dépenser pour l’équiper, alors que l’on peut trouver des espaces de travail appropriés, tirer profit de leur souplesse et de leur caractère collaboratif  ?

 

Débarqué dans la capitale en 2016, le géant américain WeWork, qui s’est beaucoup inspiré de la Silicon Valley, a fait des émules et Paris comble peu à peu son retard sur des villes comme Londres ou Frankfort, où les transactions pour ces espaces partagés représentent près de 20% de l’immobilier de bureau.

 

 

Derrière ces espaces de coworking se cachent plus souvent des multinationales comme Regus Group, premier fournisseur mondial d’espaces de travail flexibles ou encore le géant américain WeWork (dans le dur en ce moment), qui possède déjà 18 sites à Paris. On trouve aussi des promoteurs immobiliers comme Nexity, des groupes hôteliers comme ALL, des groupes de restauration collective comme Covivio et des francs tireurs comme Deskopolitan. Des bureaux loués à la journée ou à l’année très prisés des acteurs de la Tech, du design et de la communication, des concepts qui ne cesse d’évoluer, toujours plus grand, toujours plus beau, toujours plus fort…

 

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Ils ont créé leur entreprise (6) : Geoffrey Romette et Kévin Claiche, Nautic Boat, plateforme de location de bateaux entre particuliers et professionnels

 
 

Le marché de la location de bateaux est en pleine forme et il est devenu aujourd’hui le terrain de prédilection des plateformes en ligne spécialisées.

 

Au constat que des millions de bateaux restent à quai plus de dix mois sur douze, que les plaisanciers naviguent peu, en général, et au vu des coûts supportés par leurs propriétaires, il n’y a qu’un pas pour tenter de réinventer le marché.

 

L’idée est permettre à des particuliers propriétaires d’amortir leurs frais et de rentabiliser l’usage de leur bateau en le louant à des amateurs passionnés, via une plateforme de réservation en ligne.

 

Derrière Click&Boat et Sam Boat, leaders plus anciens de la location de bateaux entre particuliers et professionnels, émergent de nouveaux acteurs comme Nautic Boat, une jeune pousse créée en octobre 2018.

 

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Les industries nautiques recrutent

Le Nautic 2019 a ouvert ses portes le week-end dernier et les exposants sont une nouvelle fois pris au piège d’un important mouvement de grève, ce qui n’est jamais très bon pour les prises de commandes.

 

 

En arpentant les travées du Salon, on constate sans surprise une affluence discrète, mais les professionnels affichent tout de même le sourire.

 

 

En effet, même si l’activité reste soumise aux flux et reflux, la tendance est toujours aussi favorable et le ralentissement mondial ne s’est pas encore fait sentir. Cette filière dynamique et créative compte près de 140.000 emplois directs et indirects en France.

 

 

L’industrie nautique française, second constructeur mondial, fait la course en tête en Europe, un marché essentiellement porté par la demande étrangère, Etats-Unis en tête. La croissance amorcée depuis cinq ans se poursuit grâce à un gros chiffre d’affaires à l’export (près de 79%), ce qui profite d’abord aux constructeurs, de grands groupes comme Bénéteau ou encore Fountaine-Pajot, à de plus petits chantiers comme Franck Roy, connu pour ses voiliers d’exception, et à bien d’autres acteurs de l’écosystème : équipementiers, motoristes, loueurs maritimes et fluviaux, bureaux d’études, fournisseurs…

 

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Infos filières : Mode & Luxe. Lancement du site « Savoir pour Faire »

Nous tenons à saluer le lancement du site Savoir pour Faire, le 15 octobre dernier, à l’initiative du Comité Stratégique de Filière Mode & Luxe qui vient concrétiser le regain du Fabriqué en France qui permet à de nombreuses entreprises et ateliers français de se développer actuellement.

 

Il s’agit là de la première campagne nationale pour mettre en lumière les métiers techniques de la filière Mode & Luxe*.

 

Le Comité Stratégique de Filière Mode & Luxe regroupe les arts de la table, la bijouterie-joaillerie-orfèvrerie, la chaussure, la couture-habillement, le cuir, l’horlogerie, la maroquinerie et le textile.

 

Grâce à son espace recrutement déjà bien fourni (108 offres d’emploi), il est désormais possible de connaître les besoins émanant des entreprises et ateliers installés au coeur de nos territoires. On y apprend, entre autres, qu’à Montilliers, en Anjou, un atelier mode & luxe recherche un couturier haute fabrication. Auparavant, ce type d’offre se serait plus sûrement noyé dans la masse. 

 

La campagne d’information comporte un film présentant l’univers de la filière, un site internet commun à l’ensemble des secteurs www.savoirpourfaire.fr, lequel présente les spécificités des métiers, ainsi que la localisation de toutes les formations existantes et un espace recrutement bien conçu (tout y est). Les candidats y trouveront des fiches précises des métiers, des portraits, des témoignages…

 

10.000 postes sont à pourvoir chaque année dans les métiers techniques de la filière Mode & Luxe. 

 

*Le Guide des Ressources Emploi consacre 6 fiches à ces métiers à haute valeur ajoutée. A lire aussi le dernier article consacré au Fabriqué en France sur notre blog 

Les métiers de la « bonheurisation » en entreprise ont-ils un avenir ?

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Dans la grande entreprise et les startups, on se préoccupe beaucoup ces derniers temps de bienveillance et de bonheur au travail.

 

Les métiers de CHO (Chief Happiness Officer) et de responsable QVT (Qualité de Vie au Travail) ont fait leur apparition.

 

La génération Y,Z est, parait-il, plus volatile. On veut donc faire son bonheur pour que les compétences internes soient mieux préservées.

 

Il s’agit aussi d’attirer ou de retenir des talents devenus méfiants à l’égard de l’entreprise. Des talents qui sont de plus en plus tentés de monter leur propre affaire. En tout cas, il y a un vif intérêt pour ces questions en ce moment, le contexte de guerre des talents expliquant sans doute le phénomène.

 

A cela s’ajoute, le sacro-saint principe de précaution, la peur d’être mis à l’index par les réseaux sociaux pour un taux élevé de salariés en burn-out, ou d’être mal noté par les sites d’avis comme Glassdoor

  

On parle aussi beaucoup de Qualité de Vie au Travail (QVT). Sur les sites vitrine des startups de la tech fleurissent les images montrant des collaborateurs, tout sourire, conversant sur un canapé dans l’espace zen ou rassemblés autour du baby-foot dans des espaces de travail qui tiennent plus du loft meublé vintage ou design que de l’open-space, lui-même en voie d’être ringardisé. Personne en s’en plaindra…

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Liliane Bassali, psychopraticienne en thérapies brèves et hypnothérapie

Trouver sa voie, se réaliser personnellement et professionnellement, n’est pas chose facile. Ça l’est sans doute plus encore quand on est issu d’une famille déracinée de longue date.

 

C’est toute l’histoire de Liliane Bassali, débarquée de Beyrouth à l’âge de cinq ans dans un petit village perdu, non loin de Cambrai. Sa famille fuit alors la guerre civile libanaise au début des conflits. Malgré son jeune âge au moment des événements, Liliane se souvient encore de cette atmosphère de mort, d’angoisse et d’insécurité.

 

Ses familles parentales mêlent par ailleurs plusieurs origines culturelles et sont toutes deux marquées par l’exil et le déracinement depuis plusieurs générations. Son parcours, tant personnel que professionnel, semble être le reflet de ce double héritage transgénérationnel, placé sous le signe de la quête identitaire.

 

Dès l’enfance, elle se sent en décalage avec le monde qui l’entoure et ne cesse de s’interroger sur le sens de l’existence et sur la souffrance.

 

 « Enfant, je ne jouais pas souvent avec mes camarades. Je préférais me réfugier dans les livres, tantôt pour m’évader, tantôt pour y chercher les réponses à mes nombreuses questions (à 15 ans, elle avait lu Freud et avait pour livre de chevet Citadelle de Saint-Exupéry). J’étais fascinée par les auteurs dont la pensée et le style se démarquaient. Les univers d’auteurs m’intéressaient. J’aimais particulièrement ceux qui étanchaient ma soif de transcendance, ceux dont l’œuvre portait une dimension universelle. Je me voyais devenir écrivain et rien d’autre… » raconte Liliane. 

 

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Pénurie de soignants, déserts médicaux… quelles solutions ?

La 2ème journée de la Rencontre des entrepreneurs de France, (ex Université d’été du MEDEF) a débuté par une intervention soulignant les carences en personnel soignant qui, comme on le sait, est loin d’être une spécialité franco-française.

 

Il manquerait en effet 12 millions de soignants dans le monde. Quid des solutions, quid des remèdes ?

 

La France connaissant une pénurie de vocations sur le métier d’aide-soignant, il y a tout lieu de s’inquiéter pour demain d’autant que les IFAS ne font plus le plein et que le nombre d’admis au concours chute dangereusement (-25%). 

 

Rien qu’aux urgences hospitalières, il faudrait près de 10.000 aide-soignants, infirmiers, brancardiers pour remettre les effectifs à niveau. Dans les services, la charge de travail s’intensifie, le personnel est à bout et une partie des urgentistes est toujours en grève.

 

Dans les EHPAD, la situation ne fait qu’empirer. Du fait du sous-effectif quasi chronique, les personnels sont physiquement et psychologiquement marqués. Même problème au Pays-Bas où plus de 25% du personnel des maisons de retraite se dit insatisfait des soins prodigués. En cause, le manque de personnel, le manque de temps pour faire correctement son travail et le manque de formation adaptée aux pathologies du grand âge. Outre les facteurs de risque liés au métier d’aide-soignant (troubles musculo-squelettiques notamment), on constate une hausse inexorable des cas de burn-out et même de suicide. Un mal qui frappe aussi les médecins qui se disent assez souvent isolés face aux risques psychosociaux. Même problème au Canada où les risques juridiques et la détention d’armes à feu sont présentés comme facteurs aggravants.

 

Chez nous, la problématique du manque de médecins généralistes et spécialistes est régulièrement évoquée dans la presse. La difficulté des études, le climat de tension à l’hôpital et dans les cabinets, les agressions physiques et verbales, la course à l’acte, sont de nature à décourager les vocations. Du fait des départs en retraite, le nombre de généralistes a d’ailleurs commencé à baisser et la désertification médicale s’étend et pas seulement aux territoires les plus reculés.

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Renouer avec la tradition ancestrale : Adélaïde Martinez, opticienne-lunetière indépendante

Ouvrir un commerce autre qu’alimentaire dans un village rural n’est pas chose commune. Il faut d’abord étudier soigneusement le marché, se familiariser avec les aides fiscales et sociales à l’installation en zones de revitalisation rurale (ZRR), dont on peut éventuellement bénéficier, et convaincre les banques pour obtenir un prêt. Et la partie n’est jamais gagnée d’avance…

 

Pour Adélaïde Martinez, 32 ans, opticienne-lunetière, cette installation au coeur d’un village rural de l’Yonne est l’aboutissement d’un long parcours entamé à Morez dans le Haut-Jura, une douzaine d’années plus tôt.

 

Si Adélaïde a choisi la plus ancienne école d’optique à Morez, ce n’est pas le fruit du hasard… 

 

S’étant dûment renseignée, elle sait que la tradition lunetière française a vu le jour dans le Haut-Jura du côté de Champagnole, Morbier, Saint Claude, Saint-Laurent et de Morez, capitale et berceau de la lunetterie française. Morez a su préserver la tradition et ses plus anciennes entreprises comme Gouverneur Audigier (1878), Morel (1880), les fils d’Aimé Lamy/Fidela (1820), ou encore, Vuillet Vega. C’est là aussi que se trouve l’une des plus anciennes écoles d’optique-lunetterie, l’une des plus réputées aussi… 

 

« Le Lycée Victor Bérard de Morez est une des rares écoles publiques où l’on vous apprend à être opticien et pas seulement à obtenir votre diplôme. C’est une école à l’ancienne avec des profs passionnés… » explique Adélaïde.

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Réussir sa reconversion (2). Thomas Pasturel : du trading au fournil

Résultat de recherche d'images pour "thomas pasturel"Après treize années dans les chiffres, Thomas Pasturel n’en pouvait plus. Comme il l’écrit sur la page de sa campagne de financement participatif « mon cerveau dans sa boîte crânienne ressemblait à un hamster dans sa roue, il tournait sans avancer… »

 

« J’ai eu mon premier ordinateur à l’âge de dix ans, je passais souvent mes nuits dessus. J’ai vite appris à développer des logiciels… » raconte Thomas Pasturel.

 

C’est assez naturellement qu’il optera plus tard pour une licence Méthodes Informatiques Appliquées à la Gestion d’Entreprise (MIAGE) à l’Université Paris Dauphine.

 

« Je n’étais pas issu du même milieu que certains de mes camarades étudiants, mon grand père est ouvrier et mes parents sont des gens modestes. Mes intérêts étaient ailleurs, mais c’est là pourtant que j’ai commencé à m’intéresser à la la finance et aux questions de psychologie du trading et de la prise de décision » raconte-t-il.

 

Plus enclin à se lancer dans le grand bain qu’à pousser ses études plus loin, Thomas décroche rapidement un job dans un fonds d’investissement algorithmique. Il y restera trois ans.

 

« Je suis avant tout guidé par les rencontres. Aller chercher des opportunités, c’est ce qui me plait et je n’ai jamais eu à le regretter… » 

 

Désireux de tenter une aventure entrepreneuriale, notre trader décide tout plaquer, direction le Canada, en accord avec sa compagne Diane, architecte de profession, qui souhaitait y vivre depuis l’adolescence…

 

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