Réussir sa reconversion (2). Thomas Pasturel : du trading au fournil

Résultat de recherche d'images pour "thomas pasturel"Après treize années dans les chiffres, Thomas Pasturel n’en pouvait plus. Comme il l’écrit sur la page de sa campagne de financement participatif « mon cerveau dans sa boîte crânienne ressemblait à un hamster dans sa roue, il tournait sans avancer… »

 

« J’ai eu mon premier ordinateur à l’âge de dix ans, je passais souvent mes nuits dessus. J’ai vite appris à développer des logiciels… » raconte Thomas Pasturel.

 

C’est assez naturellement qu’il optera plus tard pour une licence Méthodes Informatiques Appliquées à la Gestion d’Entreprise (MIAGE) à l’Université Paris Dauphine.

 

« Je n’étais pas issu du même milieu que certains de mes camarades étudiants, mon grand père est ouvrier et mes parents sont des gens modestes. Mes intérêts étaient ailleurs, mais c’est là pourtant que j’ai commencé à m’intéresser à la la finance et aux questions de psychologie du trading et de la prise de décision » raconte-t-il.

 

Plus enclin à se lancer dans le grand bain qu’à pousser ses études plus loin, Thomas décroche rapidement un job dans un fonds d’investissement algorithmique. Il y restera trois ans.

 

« Je suis avant tout guidé par les rencontres. Aller chercher des opportunités, c’est ce qui me plait et je n’ai jamais eu à le regretter… » 

 

Désireux de tenter une aventure entrepreneuriale, notre trader décide tout plaquer, direction le Canada, en accord avec sa compagne Diane, architecte de profession, qui souhaitait y vivre depuis l’adolescence…

 

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Réussir sa reconversion (1) : d’avocate à naturopathe, le grand virage de Cécile Pétureau

Résultat de recherche d'images pour "cecile petureau"C’est un fait, et on nous le martèle assez, les salariés d’aujourd’hui auront plusieurs vies professionnelles. Ces changements seront, soit choisis, soit subis. Dans les deux cas, il faudra gérer au mieux ces périodes de transition pour réduire l’incertitude et éviter les déconvenues.

 

Parfois, les événements de la vie s’accélèrent et la situation vécue en entreprise peut nécessiter de se projeter sans attendre vers une nouvelle vie, sans pour autant avoir un plan B.

 

Or, l’urgence ne fait pas bon ménage avec les impératifs d’une transition professionnelle sereine, laquelle implique réflexion, questionnement, maturation… 

 

Mais, pour Cécile Pétureau, 30 ans, ex avocate reconvertie au métier de naturopathe, quitter la robe était devenu une évidence.

 

Lorsqu’on évoque aujourd’hui la profession d’avocat, c’est plus souvent pour souligner l’hémorragie sans précédent qui touche la profession, les conflits sur les honoraires de rétrocession dus au collaborateur libéral, sans compter les affaires de harcèlement moral relatés dans la presse. Or pour Cécile, rien de cela…

 

 » J’ai quitté mon cabinet en droit des affaires en 2015, en très bon terme avec mes associés. On m’a même dit que les portes me restaient ouvertes si je voulais revenir. Je n’étais pas dans la pire situation qui soit, mais j’étais submergée par mon stress et cela me pourrissait la vie… »

 

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Le puzzle difficile des OPCO

Les onze opérateurs de compétences (OCPO), chargés d’accompagner la formation professionnelle viennent tout juste d’être agréés (onze arrêtés publiés au J.O du 31 mars 2019).

 

A première vue, il ne va pas être si facile de s’y retrouver et, comme souvent en pareil cas, les choix ne feront pas l’unanimité. 

 

Ainsi, les OPCO ESSFIMO, Cohésion sociale, Entreprises de proximité ressemblent plus à une auberge espagnole, comparés à l’OPCO Construction. L’AFDAS élargit quant à lui son périmètre, plutôt cohérent.

 

Les choix défient parfois la logique, un péché de cohérence qui vient sans doute du calendrier serré imposé et de la difficulté des branches professionnelles à s’accorder rapidement. 

 

On peut quand même s’interroger sur le fait que l’OCPO Entreprises de proximité accueille la profession de taxi que l’on aurait plutôt imaginé à l’OPCO Mobilité et que la pharmacie d’officine, les laboratoires d’analyses médicales, ainsi que les cabinets médicaux et dentaires ne soient pas intégrés à l’OPCO Santé. De même, que les entreprises d’architecture se retrouvent à l’OPCO Entreprises de proximité plutôt qu’à l’OPCO Construction interroge. Mais c’était, parait-il, le souhait de Union Nationale des Syndicats Français d’Architectes (UNSFA). A ce titre, il n’est pas surprenant que certains OPCO, à peine constitués, soient déjà mis à mal. C’est le cas notamment de l’OPCO Santé. Il faut s’attendre à quelques réajustements à l’usage, dans les prochains mois sans doute…

 

En tout cas, voici les onze opérateurs agrées au 1er avril 2019 et leurs périmètres principaux : 

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Entreprendre en franchise dans l’immobilier : Est-ce le bon moment ?

Le secteur de la franchise couvre près de 80 filières d’activité. Les services à la personne (221 enseignes), la restauration rapide (218), l’alimentaire (195), la coiffure, esthétique, beauté (166) figurent parmi les secteurs les plus en vogue.

 

La France est leader en Europe avec près de 2.000 réseaux (620.000 emplois directs et indirects), soit trois fois plus qu’au début des années 2000 et de nouveaux concepts apparaissent chaque année. 

 

Il y a ceux qui lancent les concepts et parient sur leur duplicabilité rapide et ceux qui, prêts à essuyer les plâtres, intègrent ces réseaux récents persuadés de leur potentiel. Une prise de risque car un concept novateur a moins de lisibilité sur l’avenir. 

 

Quoi qu’il en soit, s’engager dans un réseau récent ou mature est toujours un pari, surtout quand le secteur en question est en plein bouleversement. C’est le cas de l’immobilier (59 réseaux/3683 franchisés), un secteur impacté par la révolution numérique.

 

On distingue aujourd’hui trois types d’acteurs qui se mènent une guerre ouverte : 

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Les auto-écoles traditionnelles face à la concurrence des plateformes en ligne. Quels risques pour les moniteurs d’auto-école ?

Après les taxis, c’est au tour des auto-écoles de subir la réforme des professions réglementées.

 

A l’initiative de l’intersyndicale de la profession, les professionnels ont lancé hier une opération escargot d’envergure sur le périphérique parisien pour protester contre un projet de réforme qui prévoit de remplacer l’agrément départemental des auto-écoles par un agrément national, lequel favoriserait in fine les plates-formes en ligne, souvent accusées de mettre en péril la formation et la sécurité routière.

 

Ce n’est pas la première fois que les auto-écoles manifestent contre l’ubérisation rampante de leur profession et, plus précisément, contre la dématérialisation des inscriptions au permis de conduire et contre ces trublions qui cassent les prix. Mais la profession n’a guère les moyens de s’opposer, manquant de soutien dans l’opinion publique. 

 

Que s’est-il passé ?

Depuis 2015, la réforme Macron du permis de conduire a ouvert la voie à de nouveaux acteurs qui proposent une formation au permis de conduire en partie dématérialisée (site en ligne, application mobile).

 

Comme prévu, ces derniers n’ont pas tardé à casser les prix avec des tarifs deux moins élevés que les auto-écoles traditionnelles (750 € pour le forfait code + 20 heures de conduite contre 1.700€ en moyenne dans les auto-écoles traditionnelles)

 

Pour autant, le business model de ces nouveaux opérateurs n’est pas gagné d’avance, comme le montre la liquidation judiciaire récente de Permis Go 2 (100% en ligne). Outre l’obtention de l’agrément préfectoral, tout le monde est soumis au respect de la réglementation en vigueur. Sur ce point, les auto-écoles traditionnelles multiplient les actions en justice pour prévenir les dérives et protéger leurs intérêts.

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Formation professionnelle. Alors, année noire en vue ou non ?

Les professionnels redoutent une année noire avec une pause sur la demande de formation et de bilan de compétences du côté des salariés. Certaines structures affrontent déjà les premiers frimas…

 

Le fameux « big bang » de la formation professionnelle, ce n’est pas seulement une simplification du système, c’est aussi un objectif de rationalisation et d’économie.

 

En effet, le basculement du Congé Individuel de Formation (CIF) vers le Compte Personnel de Formation de transition professionnelle, présenté comme plus universel, ne devrait pas favoriser les formations longues et/ ou coûteuses.

 

Dans le nouveau système, le salarié devra d’abord capitaliser avant de mobiliser ses droits au CPF pour financer son projet, qu’il s’agisse d’une formation qualifiante ou d’un bilan de compétences.

 

Pour l’heure, c’est le plafonnement de l’heure à 15 euros qui est source d’inquiétude quand on sait que certains OPCA pouvaient parfois assurer la prise en charge jusqu’à 50 euros de l’heure. Le plafond lui-même de 5.000 euros du CPF apparait pour le moins insuffisant pour accéder à certaines formations. Et même si la possibilité d’abondements à la marge a été évoquée, on reste dans le vague.

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Les artisans du bâtiment à l’épreuve de la crise du recrutement

Depuis 2008, près de 200.000 emplois ont été perdus dans le secteur du bâtiment et nombre de petites entreprises artisanales ont du mettre la clé sous la porte. Celles qui ont surmonté la crise sont sorties du tunnel exsangues et fragilisées moralement. Depuis fin 2017, les entreprises du bâtiment ont recommencé à embaucher, non sans mal. En réalité, la forte reprise de l’activité a surpris tout le monde, à commencer par les centres de formation d’apprentis (CFA). On parle de crise des vocations, de pénurie de main d’oeuvre… En tout cas, le sujet est pris très au sérieux par la Fédération Française du Bâtiment et Pôle emploi qui viennent de lancer l’opération 15.000 bâtisseurs sur l’ensemble du territoire.

 

Ce manque de main d’oeuvre disponible s’explique aisément. Durant la crise, de nombreux ouvriers et techniciens confirmés ont pris leur retraite sans être systématiquement remplacés, et pour cause… Dans le même temps, la baisse des effectifs en apprentissage s’est accélérée, frôlant les 35%, faute de mesures volontaristes pour rendre cette voie plus attractive. Or, les initiatives pour revaloriser la voie de l’apprentissage auprès des jeunes ont connu un retard à l’allumage et on a cédé à la résignation en laissant s’installer un désamour des métiers manuels et techniques. Même si les effectifs ont remonté cette année, les écoles sont loin d’avoir refait le plein de stagiaires. 

 

Outre que les jeunes qui ont répondu à l’appel sont encore en phase d’apprentissage, on sait, que sur les chantiers, on a surtout besoin d’ouvriers qualifiés et de cadres expérimentés. C’est pourquoi, les artisans se battent aux portes des CFA pour tenter de récupérer les meilleurs éléments. 

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Small business. Recettes et vertus du Made in France

Image associéeStartuppers du textile, Instapreneurs en bijouterie, pure players de la lunetterie, ils sont de plus en plus nombreux à lancer leur propre marque sous le label Made in France.

 

Pour le consommateur, ce label représente avant tout l’atelier niché au coeur des territoires, les savoir-faire ancestraux, la préservation de l’emploi dans nos campagnes rurales.

 

En fait, le Made in France, c’est d’abord un marquage de l’origine apposée sur un produit. Un avantage commercial, notamment pour le développement à l’étranger, mais qui n’est pas sans incidence pour celui qui s’en prévaut. Pour commencer, il y a des règles douanières et il est préférable de s’y tenir. Indiquer une origine trompeuse sur un produit commercialisé est une infraction qui peut coûter cher.

 

Pour autant, selon la définition donnée, c’est le lieu de la dernière transformation substantielle qui détermine l’origine, ou encore la notion de 45% de la valeur ajoutée réalisée sur notre sol. Pour certains, cette définition ne va pas assez loin, et c’est pourquoi, on a vu fleurir de nouveaux labels (Origine France Garantie, France Terre Textile, Produit en Bretagne, Entreprise du patrimoine vivant…), l’un n’empêchant pas l’autre, il est vrai.

 

Il est vrai aussi qu’avec un bon concept, tout peut aller très vite aujourd’hui à l’ère du digital. Mais une bonne idée peut vite être copiée. Alors, si le concept est aussi bon que le produit, autant mettre le pied sur l’accélérateur. Pour se faire connaître, de jeunes pousses n’hésitent plus à mettre la main à la poche pour s’offrir une vitrine à MIF Expo, le plus grand salon dédié à la promotion des produits en France. C’est un moyen d’asseoir une notoriété au delà de la boutique en ligne. C’est aussi un moment privilégié pour partager quelques minutes avec ses clients, défendre les valeurs de sa boite, expliquer et encore expliquer…

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Le recrutement dans tous ses états

IMG_05311-RLe marché du recrutement est en plein boom. Les entreprises recrutent à nouveau et elles ont grand besoin de détecteurs de talents et surtout d’outils pratiques et innovants pour simplifier leur tâche au quotidien.

 

Témoin de cette effervescence, le nombre de salons et de séminaires dédiés au recrutement et à la marque employeur qui s’ajoutent à un agenda RH déjà bien chargé. On s’y rend autant pour réseauter, assister aux conférences (Keynotes autour d’orateurs prestigieux) sur les évolutions du recrutement que pour y faire des emplettes.

 

Le plus important est sans doute #RmsConf, considéré comme la grand-messe annuelle des professionnels du recrutement, du marketing employeur et du talent management. La 8ème édition s’est tenue le 9 octobre dernier à Paris au Centquatre, attirant un visitorat toujours aussi enthousiaste et curieux.

 

Au côté des gros exposants (Pôle emploi, Leboncoin, Cadremploi, AKSIS), on aura noté une présence plus marquée des acteurs de la #HR Tech, de jeunes pousses qui se proposent de révolutionner l’expérience candidat et employeur. Les recruteurs sont sous le charme.

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Ils ont créé leur entreprise (5) : Marie Piccioli et Loïc Vandenhende : Maraîchers en bio

Ils ont tous deux 27 ans et une bonne dose de fraîcheur et d’insouciance. Mais, ils ont surtout en commun deux vertus essentielles pour mener à bien un projet aussi exigeant que le leur : patience et sang froid.

 

De l’audace et du sang froid, il en fallait pour se lancer dans le maraîchage bio avec, derrière eux, une saison de six mois en Corse au sein une exploitation maraîchère.

 

Loïc est originaire du Pas-de-Calais. Marie, elle, réside en Bourgogne.

 

Tous deux se considèrent comme des novices en matière de maraîchage, mais c’est sans hésitation qu’ils ont lancé en mars 2016 leur petite entreprise répondant au nom de Grèn Sémé, un jeu de mot sur un vocable créole.

 

« Nous nous sommes rencontrés lors d’un voyage à l’Île de la Réunion où nous sommes restés un an. De retour en métropole, nous sommes partis en Corse pour faire la cueillette des châtaignes. En prospectant sur le local, nous avons décroché à la suite un job de saisonnier chez un maraîcher » raconte Marie.

 

De retour en Bourgogne, tous deux sont résolus à s’installer à leur compte en maraîchage bio, un métier qui concilie leurs principales aspirations : être indépendant et exercer un métier au grand air.

 

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