Infos filières : Lancement du site « Savoir pour Faire »

Nous tenons à saluer le lancement du site Savoir pour Faire, le 15 octobre dernier, à l’initiative du Comité Stratégique de Filière Mode & Luxe qui vient concrétiser le regain du Fabriqué en France qui permet à de nombreuses entreprises et ateliers français de se développer actuellement.

 

Il s’agit là de la première campagne nationale pour mettre en lumière les métiers techniques de la filière Mode & Luxe*.

 

Le Comité Stratégique de Filière Mode & Luxe regroupe les arts de la table, la bijouterie-joaillerie-orfèvrerie, la chaussure, la couture-habillement, le cuir, l’horlogerie, la maroquinerie et le textile.

 

Grâce à son espace recrutement déjà bien fourni (108 offres d’emploi), il est désormais possible de connaître les besoins émanant des entreprises et ateliers installés au coeur de nos territoires. On y apprend, entre autres, qu’à Montilliers, en Anjou, un atelier mode & luxe recherche un couturier haute fabrication. Auparavant, ce type d’offre se serait plus sûrement noyé dans la masse. 

 

La campagne d’information comporte un film présentant l’univers de la filière, un site internet commun à l’ensemble des secteurs www.savoirpourfaire.fr, lequel présente les spécificités des métiers, ainsi que la localisation de toutes les formations existantes et un espace recrutement bien conçu (tout y est). Les candidats y trouveront des fiches précises des métiers, des portraits, des témoignages…

 

10.000 postes sont à pourvoir chaque année dans les métiers techniques de la filière Mode & Luxe. 

 

*Le Guide des Ressources Emploi consacre 6 fiches à ces métiers à haute valeur ajoutée. A lire aussi le dernier article consacré au Fabriqué en France sur notre blog 

Les métiers de la « bonheurisation » en entreprise ont-ils un avenir ?

Photo-by-Anne-Nygard-on-Unsplash-R2
Dans la grande entreprise et les startups, on se préoccupe beaucoup ces derniers temps de bienveillance et de bonheur au travail.

 

Les métiers de CHO (Chief Happiness Officer) et de responsable QVT (Qualité de Vie au Travail) ont fait leur apparition.

 

La génération Y,Z est, parait-il, plus volatile. On veut donc faire son bonheur pour que les compétences internes soient mieux préservées.

 

Il s’agit aussi d’attirer ou de retenir des talents devenus méfiants à l’égard de l’entreprise. Des talents qui sont de plus en plus tentés de monter leur propre affaire. En tout cas, il y a un vif intérêt pour ces questions en ce moment, le contexte de guerre des talents expliquant sans doute le phénomène.

 

A cela s’ajoute, le sacro-saint principe de précaution, la peur d’être mis à l’index par les réseaux sociaux pour un taux élevé de salariés en burn-out, ou d’être mal noté par les sites d’avis comme Glassdoor

  

On parle aussi beaucoup de Qualité de Vie au Travail (QVT). Sur les sites vitrine des startups de la tech fleurissent les images montrant des collaborateurs, tout sourire, conversant sur un canapé dans l’espace zen ou rassemblés autour du baby-foot dans des espaces de travail qui tiennent plus du loft meublé vintage ou design que de l’open-space, lui-même en voie d’être ringardisé. Personne en s’en plaindra…

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Liliane Bassali, psychopraticienne en thérapies brèves et hypnothérapie

Trouver sa voie, se réaliser personnellement et professionnellement, n’est pas chose facile. Ça l’est sans doute plus encore quand on est issu d’une famille déracinée de longue date.

 

C’est toute l’histoire de Liliane Bassali, débarquée de Beyrouth à l’âge de cinq ans dans un petit village perdu, non loin de Cambrai. Sa famille fuit alors la guerre civile libanaise au début des conflits. Malgré son jeune âge au moment des événements, Liliane se souvient encore de cette atmosphère de mort, d’angoisse et d’insécurité.

 

Ses familles parentales mêlent par ailleurs plusieurs origines culturelles et sont toutes deux marquées par l’exil et le déracinement depuis plusieurs générations. Son parcours, tant personnel que professionnel, semble être le reflet de ce double héritage transgénérationnel, placé sous le signe de la quête identitaire.

 

Dès l’enfance, elle se sent en décalage avec le monde qui l’entoure et ne cesse de s’interroger sur le sens de l’existence et sur la souffrance.

 

 « Enfant, je ne jouais pas souvent avec mes camarades. Je préférais me réfugier dans les livres, tantôt pour m’évader, tantôt pour y chercher les réponses à mes nombreuses questions (à 15 ans, elle avait lu Freud et avait pour livre de chevet Citadelle de Saint-Exupéry). J’étais fascinée par les auteurs dont la pensée et le style se démarquaient. Les univers d’auteurs m’intéressaient. J’aimais particulièrement ceux qui étanchaient ma soif de transcendance, ceux dont l’œuvre portait une dimension universelle. Je me voyais devenir écrivain et rien d’autre… » raconte Liliane. 

 

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Pénurie de soignants, déserts médicaux… quelles solutions ?

La 2ème journée de la Rencontre des entrepreneurs de France, (ex Université d’été du MEDEF) a débuté par une intervention soulignant les carences en personnel soignant qui, comme on le sait, est loin d’être une spécialité franco-française.

 

Il manquerait en effet 12 millions de soignants dans le monde. Quid des solutions, quid des remèdes ?

 

La France connaissant une pénurie de vocations sur le métier d’aide-soignant, il y a tout lieu de s’inquiéter pour demain d’autant que les IFAS ne font plus le plein et que le nombre d’admis au concours chute dangereusement (-25%). 

 

Rien qu’aux urgences hospitalières, il faudrait près de 10.000 aide-soignants, infirmiers, brancardiers pour remettre les effectifs à niveau. Dans les services, la charge de travail s’intensifie, le personnel est à bout et une partie des urgentistes est toujours en grève.

 

Dans les EHPAD, la situation ne fait qu’empirer. Du fait du sous-effectif quasi chronique, les personnels sont physiquement et psychologiquement marqués. Même problème au Pays-Bas où plus de 25% du personnel des maisons de retraite se dit insatisfait des soins prodigués. En cause, le manque de personnel, le manque de temps pour faire correctement son travail et le manque de formation adaptée aux pathologies du grand âge. Outre les facteurs de risque liés au métier d’aide-soignant (troubles musculo-squelettiques notamment), on constate une hausse inexorable des cas de burn-out et même de suicide. Un mal qui frappe aussi les médecins qui se disent assez souvent isolés face aux risques psychosociaux. Même problème au Canada où les risques juridiques et la détention d’armes à feu sont présentés comme facteurs aggravants.

 

Chez nous, la problématique du manque de médecins généralistes et spécialistes est régulièrement évoquée dans la presse. La difficulté des études, le climat de tension à l’hôpital et dans les cabinets, les agressions physiques et verbales, la course à l’acte, sont de nature à décourager les vocations. Du fait des départs en retraite, le nombre de généralistes a d’ailleurs commencé à baisser et la désertification médicale s’étend et pas seulement aux territoires les plus reculés.

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Renouer avec la tradition ancestrale : Adélaïde Martinez, opticienne-lunetière indépendante

Ouvrir un commerce autre qu’alimentaire dans un village rural n’est pas chose commune. Il faut d’abord étudier soigneusement le marché, se familiariser avec les aides fiscales et sociales à l’installation en zones de revitalisation rurale (ZRR), dont on peut éventuellement bénéficier, et convaincre les banques pour obtenir un prêt. Et la partie n’est jamais gagnée d’avance…

 

Pour Adélaïde Martinez, 32 ans, opticienne-lunetière, cette installation au coeur d’un village rural de l’Yonne est l’aboutissement d’un long parcours entamé à Morez dans le Haut-Jura, une douzaine d’années plus tôt.

 

Si Adélaïde a choisi la plus ancienne école d’optique à Morez, ce n’est pas le fruit du hasard… 

 

S’étant dûment renseignée, elle sait que la tradition lunetière française a vu le jour dans le Haut-Jura du côté de Champagnole, Morbier, Saint Claude, Saint-Laurent et de Morez, capitale et berceau de la lunetterie française. Morez a su préserver la tradition et ses plus anciennes entreprises comme Gouverneur Audigier (1878), Morel (1880), les fils d’Aimé Lamy/Fidela (1820), ou encore, Vuillet Vega. C’est là aussi que se trouve l’une des plus anciennes écoles d’optique-lunetterie, l’une des plus réputées aussi… 

 

« Le Lycée Victor Bérard de Morez est une des rares écoles publiques où l’on vous apprend à être opticien et pas seulement à obtenir votre diplôme. C’est une école à l’ancienne avec des profs passionnés… » explique Adélaïde.

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Réussir sa reconversion (2). Thomas Pasturel : du trading au fournil

Résultat de recherche d'images pour "thomas pasturel"Après treize années dans les chiffres, Thomas Pasturel n’en pouvait plus. Comme il l’écrit sur la page de sa campagne de financement participatif « mon cerveau dans sa boîte crânienne ressemblait à un hamster dans sa roue, il tournait sans avancer… »

 

« J’ai eu mon premier ordinateur à l’âge de dix ans, je passais souvent mes nuits dessus. J’ai vite appris à développer des logiciels… » raconte Thomas Pasturel.

 

C’est assez naturellement qu’il optera plus tard pour une licence Méthodes Informatiques Appliquées à la Gestion d’Entreprise (MIAGE) à l’Université Paris Dauphine.

 

« Je n’étais pas issu du même milieu que certains de mes camarades étudiants, mon grand père est ouvrier et mes parents sont des gens modestes. Mes intérêts étaient ailleurs, mais c’est là pourtant que j’ai commencé à m’intéresser à la la finance et aux questions de psychologie du trading et de la prise de décision » raconte-t-il.

 

Plus enclin à se lancer dans le grand bain qu’à pousser ses études plus loin, Thomas décroche rapidement un job dans un fonds d’investissement algorithmique. Il y restera trois ans.

 

« Je suis avant tout guidé par les rencontres. Aller chercher des opportunités, c’est ce qui me plait et je n’ai jamais eu à le regretter… » 

 

Désireux de tenter une aventure entrepreneuriale, notre trader décide tout plaquer, direction le Canada, en accord avec sa compagne Diane, architecte de profession, qui souhaitait y vivre depuis l’adolescence…

 

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Réussir sa reconversion (1) : d’avocate à naturopathe, le grand virage de Cécile Pétureau

Résultat de recherche d'images pour "cecile petureau"C’est un fait, et on nous le martèle assez, les salariés d’aujourd’hui auront plusieurs vies professionnelles. Ces changements seront, soit choisis, soit subis. Dans les deux cas, il faudra gérer au mieux ces périodes de transition pour réduire l’incertitude et éviter les déconvenues.

 

Parfois, les événements de la vie s’accélèrent et la situation vécue en entreprise peut nécessiter de se projeter sans attendre vers une nouvelle vie, sans pour autant avoir un plan B.

 

Or, l’urgence ne fait pas bon ménage avec les impératifs d’une transition professionnelle sereine, laquelle implique réflexion, questionnement, maturation… 

 

Mais, pour Cécile Pétureau, 30 ans, ex avocate reconvertie au métier de naturopathe, quitter la robe était devenu une évidence.

 

Lorsqu’on évoque aujourd’hui la profession d’avocat, c’est plus souvent pour souligner l’hémorragie sans précédent qui touche la profession, les conflits sur les honoraires de rétrocession dus au collaborateur libéral, sans compter les affaires de harcèlement moral relatés dans la presse. Or pour Cécile, rien de cela…

 

 » J’ai quitté mon cabinet en droit des affaires en 2015, en très bon terme avec mes associés. On m’a même dit que les portes me restaient ouvertes si je voulais revenir. Je n’étais pas dans la pire situation qui soit, mais j’étais submergée par mon stress et cela me pourrissait la vie… »

 

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Le puzzle difficile des OPCO

Les onze opérateurs de compétences (OCPO), chargés d’accompagner la formation professionnelle viennent tout juste d’être agréés (onze arrêtés publiés au J.O du 31 mars 2019).

 

A première vue, il ne va pas être si facile de s’y retrouver et, comme souvent en pareil cas, les choix ne feront pas l’unanimité. 

 

Seul l’AFDAS élargit son périmètre, plutôt cohérent.

 

Les choix défient parfois la logique, un péché de cohérence qui vient sans doute du calendrier serré imposé et de la difficulté des branches professionnelles à s’accorder rapidement. 

 

On peut quand même s’interroger sur le fait que l’OCPO Entreprises de proximité accueille la profession de taxi que l’on aurait plutôt imaginé à l’OPCO Mobilité et que la pharmacie d’officine, les laboratoires d’analyses médicales, ainsi que les cabinets médicaux et dentaires ne soient pas intégrés à l’OPCO Santé. De même, que les entreprises d’architecture se retrouvent à l’OPCO Entreprises de proximité plutôt qu’à l’OPCO Construction interroge. Mais c’était, parait-il, le souhait de Union Nationale des Syndicats Français d’Architectes (UNSFA). A ce titre, il n’est pas surprenant que certains OPCO, à peine constitués, soient déjà mis à mal. C’est le cas notamment de l’OPCO Santé. Il faut s’attendre à quelques réajustements à l’usage, dans les prochains mois sans doute…

 

En tout cas, voici les onze opérateurs agrées au 1er avril 2019 et leurs périmètres principaux : 

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Entreprendre en franchise dans l’immobilier : Est-ce le bon moment ?

Le secteur de la franchise couvre près de 80 filières d’activité. Les services à la personne (221 enseignes), la restauration rapide (218), l’alimentaire (195), la coiffure, esthétique, beauté (166) figurent parmi les secteurs les plus en vogue.

 

La France est leader en Europe avec près de 2.000 réseaux (620.000 emplois directs et indirects), soit trois fois plus qu’au début des années 2000 et de nouveaux concepts apparaissent chaque année. 

 

Il y a ceux qui lancent les concepts et parient sur leur duplicabilité rapide et ceux qui, prêts à essuyer les plâtres, intègrent ces réseaux récents persuadés de leur potentiel. Une prise de risque car un concept novateur a moins de lisibilité sur l’avenir. 

 

Quoi qu’il en soit, s’engager dans un réseau récent ou mature est toujours un pari, surtout quand le secteur en question est en plein bouleversement. C’est le cas de l’immobilier (59 réseaux/3683 franchisés), un secteur impacté par la révolution numérique.

 

On distingue aujourd’hui trois types d’acteurs qui se mènent une guerre ouverte : 

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Les auto-écoles traditionnelles face à la concurrence des plateformes en ligne. Quels risques pour les moniteurs d’auto-école ?

Après les taxis, c’est au tour des auto-écoles de subir la réforme des professions réglementées.

 

A l’initiative de l’intersyndicale de la profession, les professionnels ont lancé hier une opération escargot d’envergure sur le périphérique parisien pour protester contre un projet de réforme qui prévoit de remplacer l’agrément départemental des auto-écoles par un agrément national, lequel favoriserait in fine les plates-formes en ligne, souvent accusées de mettre en péril la formation et la sécurité routière.

 

Ce n’est pas la première fois que les auto-écoles manifestent contre l’ubérisation rampante de leur profession et, plus précisément, contre la dématérialisation des inscriptions au permis de conduire et contre ces trublions qui cassent les prix. Mais la profession n’a guère les moyens de s’opposer, manquant de soutien dans l’opinion publique. 

 

Que s’est-il passé ?

Depuis 2015, la réforme Macron du permis de conduire a ouvert la voie à de nouveaux acteurs qui proposent une formation au permis de conduire en partie dématérialisée (site en ligne, application mobile).

 

Comme prévu, ces derniers n’ont pas tardé à casser les prix avec des tarifs deux moins élevés que les auto-écoles traditionnelles (750 € pour le forfait code + 20 heures de conduite contre 1.700€ en moyenne dans les auto-écoles traditionnelles)

 

Pour autant, le business model de ces nouveaux opérateurs n’est pas gagné d’avance, comme le montre la liquidation judiciaire récente de Permis Go 2 (100% en ligne). Outre l’obtention de l’agrément préfectoral, tout le monde est soumis au respect de la réglementation en vigueur. Sur ce point, les auto-écoles traditionnelles multiplient les actions en justice pour prévenir les dérives et protéger leurs intérêts.

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