Bonnes résolutions pour se former dès la rentrée : Quatre secteurs qui manquent de bras

En terme d’emploi, les dernières projections sont plutôt de bonne augure.

 

Fait notable, on commence à observer des situations pénuriques dans des secteurs qui pourtant ont été fortement impactés par la crise.

 

C’est le cas dans le bâtiment, l’automobile et les transports.

 

Depuis quelques mois, on recrute à nouveau des carrossiers, des mécaniciens, des maçons, des couvreurs, des chauffeurs poids lourds. Certaines filières sont en plein boom, comme le cycle. L’engouement pour le vélo crée de l’emploi, aussi bien en vente, qu’en fabrication, assemblage et maintenance. Il suffit pour s’en convaincre de consulter des sites comme Job2.roues.fr ou celui de l’enseigne Culture Vélo.

 

Choisir un métier, c’est aussi et parfois une question d’opportunité. Vivre et travailler dans sa région suppose aussi de faire quelques concessions et de s’adapter aux réalités économiques du bassin d’emploi. Certains métiers sont fort heureusement territorialisés et non délocalisables. La formation est plus souvent à portée de main qu’on ne le croit. Les entreprises, les Groupements d’employeurs pour l’Insertion et la Qualification (GEIQ) travaillent aussi main dans la main avec les organismes de formation, pour permettre d’ajuster à leurs besoins du moment. 

 

Voici quatre secteurs qui méritent votre attention.

En savoir plus

Mécanique de précision : Des places à prendre dans l’aéronautique

Formez-vous aux métiers de l’usinage !

 

C’est en effet le bon moment, si l’on veut décrocher un emploi chez les partenaires industriels de l’aéronautique, un domaine où les besoins sont forts et où, près de 10.000 postes sont à pourvoir chaque année.

 

Une opportunité que Muriel, 48 ans, fraiseuse à l’usine de Figeac Aero d’Auxerre, n’a pas laissé passer l’année dernière.

 

« Je venais d’être licenciée de mon ancien métier d’électromécanicienne et j’avais du mal à trouver un emploi stable sur le local. Avec mon bac pro maintenance, je sais au moins lire un plan…» 

 

Après une formation de six mois au Pôle Formation d’Auxerre, Muriel a été embauchée comme fraiseuse en équipe 2/8. Aujourd’hui, elle est fière d’être le maillon d’une grande chaîne ouvrière qui produit des éléments de mécanisme entrant dans la composition de gros avions comme l’A380. 

 

« Je travaille de 13 heures à 21 heures. Nous ne sommes que deux femmes à travailler à l’atelier fraisage. J’espère que d’autres ne vont pas tarder à nous rejoindre. En tout cas, je ne regrette pas mon choix et je suis très contente d’être ici » confie-t-elle.

En savoir plus

Ils ont créé leur entreprise (3) : H2B, le gin des marins bretons

On recense près d’une trentaine de producteurs de gin en France.

Le marché est en pleine évolution et la jeune génération a décidé de donner des coups de pied dans le tonneau, histoire de remettre au goût du jour les spiritueux, avec des idées nouvelles et des produits de qualité, made in terroir.

 

L’histoire d’H2B a débuté il y a deux ans, lors d’une virée en bateau dans le golfe du Morbihan. Henri Goldschmidt, 26 ans et Bertrand de Lantivy, 48 ans, sont tous deux propriétaires d’un bateau. Le premier termine un master en commerce des vins et spiritueux et le deuxième travaille comme représentant dans l’édition. Bertand Patin, qui termine son bachelor en commerce marketing, 27 ans, est le troisième larron. Il ne possède qu’une planche de surf, mais il a aussi l’âme d’un voyageur entrepreneur..

 

« Au fond de moi, j’ai toujours su que j’allais faire quelque chose de cet ordre. On se voyait assez régulièrement tous les trois pour faire du bateau. L’idée a germé autour d’un verre de whisky après une virée dans le Golfe. On s’est dit pourquoi ne pas monter une distillerie ? On a regardé ce qui se faisait dans le coin. On a d’abord pensé au whisky qui est assez tendance en Bretagne. Mais l’inconvénient, c’est le temps de maturation avant vente. Le vieillissement en fût de chêne, c’est au minimum trois ans. C’est un handicap sur le plan économique. On s’est dit qu’on pouvait faire quelque chose sur le qualitatif avec le gin qui revient à la mode » explique Bertrand Patin.

En savoir plus

Création d’entreprise : les Incubateurs. Un outil pour booster les ambitions

Créer une entreprise que l’on veut pérenne à partir d’une idée, d’une intuition, n’est pas chose facile, même quand on affiche une expérience de chef d’entreprise ou que l’on est déjà porteur d’un véritable savoir-faire…

 

Lancer un concept, un produit, le promouvoir, le commercialiser, seul dans son coin, c’est bien sûr faisable et c’est d’ailleurs ce que font les porteurs de projet dans leur grande majorité.

 

Des porteurs de projet qui sont plus souvent des créatifs, avec un bagage d’étudiant, ce qui ne signifie pas que leur projet soit pour autant voué à l’échec.

 

Mais il y a tellement de questions périphériques à régler (financières, juridiques, comptables), sans compter le business plan, la communication, le marketing, la propriété intellectuelle ou industrielle…).

En savoir plus

La restauration collective et ses fournisseurs, une filière qui recrute…

La restauration collective est un secteur qui fait assez peu parler de lui, en tout cas, moins que la restauration dite « de ville » qui a plus souvent les faveurs des médias.

 

C’est pourtant une filière dynamique qui emploie près de 110.000 personnes, essentiellement du personnel cuisinant et qui en fait travailler beaucoup plus autour d’elle : des prestataires logistiques qui recrutent des commerciaux, des magasiniers, des chauffeurs-livreurs, sans compter les sociétés qui l’approvisionnent en produits divers et variés et qui souvent peinent à recruter.

 

La restauration collective a fait peau neuve. Le bio, le goût et le consommer local et durable ont fait leur entrée dans les cuisines. On privilégie dorénavant les circuits courts et les produits locaux ou régionaux. Les initiatives locales pour promouvoir le bio à la cantine se multiplient. De même, la lutte contre le gaspillage est une préoccupation nouvelle, tout comme la valorisation des déchets. Des formes de restauration collective « haut de gamme » se dessinent. La restauration collective a maintenant ses grands chefs et son concours de M.O.F (Meilleur Ouvrier de France). On y vise là aussi l’excellence.

 

Pourtant, malgré un chômage endémique, le secteur est en tension constante, peinant à couvrir ses besoins les plus immédiats.

En savoir plus

L’intelligence artificielle, de nouveaux outils au service de la détection de talents, mais pas seulement…

Repérer la perle rare parmi des centaines de profils, traiter les CV en un seul clic, matcher efficacement les profils et les offres, prédire les potentialités du candidat pour le futur de l’entreprise, les professionnels des ressources humaines en rêvaient. Aujourd’hui, grâce à l’intelligence artificielle, tout cela est déjà possible.

 

Les professionnels des RH sont séduits par ces technologies innovantes qui, en les libérant de la partie fastidieuse de leur travail, leur permettent de se consacrer à l’essentiel de leur mission :  rencontrer les candidats, décider…

 

Des technologies qui ne se contentent pas d’améliorer les processus de recrutement et de faire gagner du temps aux RH… 

  En savoir plus

Elle a créé son entreprise (2) : Mary-Laure Ciron, safranière dans le Perche

Le Salon international de l’agriculture va bientôt ouvrir ses portes et l’on va très certainement reparler encore et encore des vicissitudes du métier, des menaces qui planent sur les exploitations laitières et porcines, de l’embargo russe et de la chute des cours mondiaux des céréales…

 

Le paysage anxiogène qui nous est dépeint a de quoi décourager les vocations les plus tenaces.

 

Pourtant, tout n’est pas perdu, loin de là… Le retour à la terre est bien en marche, mais ceux qui marchent veulent choisir leur destin, en toute liberté, hors de l’agriculture conventionnelle le plus souvent.

 

 

Mary-Laure Ciron, femme énergique de 35 ans, est assez représentative de ces jeunes ruraux qui réinvestissent les parcelles de terre, prenant leurs responsabilités, sans tapage. Loin des pulsions militantes que les médias aiment à relayer, ce sont des jeunes qui cherchent avant tout à s’émanciper, en quête de bonheur dans le travail, proches de la terre et en harmonie avec elle, une philosophie de vie, plus qu’un combat militant.

 

Parmi ceux qui se lancent, on trouve des locaux et des néo-ruraux. Dans certains départements comme en Ariège, on observe que plus de la moitié des installations de jeunes agriculteurs se font hors cadre familial.

En savoir plus

Les secteurs qui recrutent 3/3 – Film d’animation – Jeu vidéo

Le film d’animation et le jeu vidéo à la française, c’est un peu la success-story du moment.

On en parle comme si tout cela s’était fait naturellement, sans sueur, sans larmes, mais c’est pourtant loin d’être le cas. Auparavant, il a fallu ensemencer, faire naître des écoles, fédérer les énergies et les talents et lever bien des obstacles à l’émergence d’une filière…

 

Et pour que la filière devienne créatrice d’emplois, il faut aussi que tout se mette en place et que la récolte soit favorisée par un bon climat ambiant…

   En savoir plus

Les secteurs qui recrutent. 2/3 : La maroquinerie de luxe

Saint-Pourçain-sur-Sioule, Semur-en-Auxois, Montbron, Sayat, Lezoux, Fougères, Bort-les-Orgues, Issoudun, Héricourt, Les Abrets, Puzauges, Rémalard, Segré, des noms qui résonnent plus comme une vague réminiscence de la « colo de vacances » d’antan, des villes que nous serions bien en peine de situer sur une carte Michelin.

 

Seulement, qui sait que dans la première, le groupe Louis Vuitton (LVMH) y emploie près de 600 ouvrières en maroquinerie et, que dans la deuxième, 800 petites mains ultra-qualifiées s’affairent pour le compte de Chanel, Hermès et encore Vuitton ? Pourtant, on pourrait traverser ces villes de campagne sans même apercevoir l’ombre d’un atelier-usine. Il faut croire qu’ils cultivent cette discrétion à dessein, ce qui leur vaut, mais pas seulement pour cela, de travailler pour les grands noms du luxe…

 

De grandes maisons pour qui, d’ailleurs, la délocalisation est encore un sujet tabou, mais qui, pour des raisons de stratégie évidentes, se doivent de maintenir une certaine idée du luxe à la française. C’est pourquoi, à l’image de Chanel, la tendance est de produire exclusivement en France…

En savoir plus

Rencontre avec Jean-Christophe Anna, maître Jedi #rmstouch – Recrutement mobile & social

“Chercher un emploi aujourd’hui, c’est se montrer curieux, proactif, audacieux… mais l’audace, ce n’est pas non plus s’afficher sur un panneau publicitaire géant ou faire l’homme-sandwich sur l’Esplanade de la Défense pour se rendre visible des recruteurs à tout prix. Il y aussi ceux qui se contentent du minimum et qui prient pour que leur téléphone sonne… Ceux-là, on ne viendra pas les chercher…”.

 

Dans la bouche de Jean-Christophe Anna, ancien consultant en outplacement chez BPI, ex chasseur de tête et ex consultant en mobilité à l’Apec, cette affirmation résonne à mes oreilles comme un avertissement…

 

Aujourd’hui, Directeur Général, ou plutôt « Maître Jedi » de #rmstouch, une société qui forme les recruteurs à l’utilisation des médias sociaux et qui accompagne les organisations dans la digitalisation de leurs RH, Jean-Christophe Anna est aussi le créateur et l’organisateur de l’événement #rmsconf, dont la dernière édition vient tout juste de s’achever. #rmsconf est devenu le rendez-vous à ne pas manquer des DRH et des acteurs de l’innovation dans le recrutement et le marketing employeur.

 

Quant à moi, je ne pouvais manquer cette occasion d’aller à la rencontre de ce strasbourgeois de 41 ans tombé dans la marmite des réseaux sociaux en 2004. Il est vrai que l’essor de ces réseaux soulève bien des questions chez les utilisateurs du Guide des ressources emploi en ligne…

En savoir plus