Réforme de la formation professionnelle. Que retenir des récentes annonces ?

formpro-RQue retenir des annonces de ce lundi 5 mars 2018 de Muriel Pénicaud concernant la réforme de la formation professionnelle ?

 

On en connait maintenant les grandes lignes, mais il faudra encore patienter pour en connaître les détails.

 

Et comme souvent, c’est dans les détails que se cache le diable… Le « big bang » dont on parle, serait-il finalement caché dans les détails ?

 

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Est-ce la fin du modèle de l’hypermarché en France ?

Le secteur de la grande distribution est en pleine mutation et il est difficile de prévoir le modèle de demain. 

 

Cela commence par des rapprochements (Casino avec Intermarché, Système U avec Auchan, Carrefour avec Cora, Les Mousquetaires avec Bricorama), puis l’on s’attaque à la réorganisation des entrepôts logistiques pour finir par l’annonce de suppressions de postes, souvent massives.

 

C’est le cas chez Carrefour qui connait une érosion de ses ventes et qui n’a pas d’autre choix que de restructurer pour ne pas devenir une proie facile pour de concurrents extérieurs comme Amazon Go ou le groupe américain Costco qui a ouvert son premier club-entrepôt dans l’Essonne. Ce dernier aurait, dit-on, des visées sur le groupe Carrefour.

 

La période est aux économies, les hypers devant se réinventer pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation et aux clients qui veulent tout, tout de suite, et au meilleur prix. Pour commencer, cela passe la fermeture ou la réorganisation des magasins les moins rentables et des entrepôts logistiques vieillissants, ce qui se fait généralement en taillant dans les effectifs. Le groupe Carrefour ne peut plus différer sa restructuration. 25% du personnel est aujourd’hui visé par un plan de suppression de postes, en majorité des salariés des sièges administratifs et du réseau Dia. Un glissement vers la location-gérance s’amorce.

 

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Immersion dans le petit monde de la plongée sous-marine et de ses métiers

Un Salon professionnel qui se voit contraint de refuser des demandes d’exposants, c’est assez rare pour être souligné. Le plus étonnant est que cela concerne la plongée sous-marine, une activité dite mineure, mais un marché qui s’est considérablement développé et diversifié depuis la toute première édition, il y a déjà 20 ans…

 

Outre la présence habituelle des centres de plongée et des écoles qui forment au monitorat, on y vend aujourd’hui des croisières pour les passionnés de photo & vidéo sous-marine, des équipements et accessoires de plus en plus sophistiqués (objets connectés pour la sécurisation des palanquées, gilets chauffants 100% made in France, balises de survie, masques intégraux équipés de caméras Go Pro, scooters sous-marins, drones sous-marins autonomes qui vous photographient et vous filment durant la plongée…).

 

Une économie dynamique et très créative qui fait vivre une myriade d’associations, de TPE et PME, de taille internationale pour certaines, et plus récemment des startups spécialisées dans la robotique et les objets connectés.

 

il faut dire que le petit monde de la plongée a bien changé en trente ans. Aujourd’hui, le plongeur passionné n’hésite pas à casser sa tirelire pour assouvir sa passion. Les voyagistes surfent sur la tendance qui proposent des séjours à thème (très alléchants) pour approcher le requin dormeur à la Désirade, des safaris pour évoluer au milieu des raies manta à Madagascar.

 

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Le burn-out : comment le reconnaître ? que faire pour l’éviter ?

Rencontre avec Marina Bourgeois, ex-chasseuse de tête, consultante en reconversion professionnelle et coach en épuisement professionnel.

Marina est initiatrice des « Samedis du burn-out »

 

Considéré, un peu exagérément peut-être, comme le mal du siècle, le sujet du burn-out fait en tout cas couler beaucoup d’encre.

 

Sommes-nous au clair sur la question ? Pas si sûr… A en croire, les spécialistes, ceux qui se croient le plus à l’abri en sont souvent les premières victimes.

 

Pour mieux comprendre, nous nous sommes tournés vers Marina Bourgeois, fondatrice du cabinet Oser rêver sa carrière, lancé en 2015.

 

Confrontée dans sa vie personnelle et dans son métier à des personnes victimes de craquage, Marina a pris le temps d’affiner sa connaissance du sujet. Son secret, c’est l’écoute, beaucoup d’écoute, des heures de documentation et des formations pour permettre de mieux appréhender la complexité des facteurs de burn-out. 

 

Aujourd’hui, elle intervient en préventif auprès de personnes conscientes de frôler la ligne rouge, des personnes surmenées mais pas totalement épuisées, dans la période dite de « burn-in » qui précède l’effondrement. Chroniqueuse pour le webzine My Happy Job, elle est aussi à l’initiative des Samedis du burn-out, un événement mensuel gratuit destiné au décryptage du burn-out, un moment de co-construction d’outils, deux heures d’échanges qui rassemblent des salariés, des artisans, des chefs d’entreprises, des professionnels des R.H, des médecins, des psychologues, des chercheurs…

 

Et bien que très prise par la rédaction de son prochain livre* sur le burn-out, Marina s’est fort gentiment prêtée au jeu des questions.

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Ils ont repris une entreprise (2) : Corinne Gaudic, CEO des Ateliers Peyrache et Broderie du Lys

La 6ème édition du Salon MIF Expo (Salon du made in France) vient de fermer ses portes et l’heure est désormais au bilan. Ce salon qui reçoit plus de 55.000 visiteurs est passé en quelques années de 75 à 450 exposants. Il aura probablement aussi quadruplé son visitorat depuis la toute première édition.

 

L’engouement pour le Fabriqué in France est réel, mais il est probablement trop tôt pour parler de patriotisme économique. En revanche, les français sont de plus en plus sensibles à l’origine des produits qu’ils achètent. Ils lisent plus souvent les étiquettes, surtout depuis que la presse s’est fait l’écho de substances toxiques retrouvées sur des vêtements et accessoires importés de Chine. Devenus plus vigilants sur l’origine et la traçabilité des produits, certains consommateurs se tournent désormais vers ces petits ateliers qui font la réputation du Made In France.

 

« Nous sommes une des rares marques, Blanc Bonnet, à faire tout chez nous, dans nos propres ateliers » affirme Corinne Gaudic, CEO des Ateliers Peyrache à Saint-Didier-en-Velay (Haute-Loire) et Broderie du Lys à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

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Les métiers qui recrutent : Maroquinerie, c’est le moment de se former !

La maroquinerie de luxe est en plein essor, comme en témoigne l’ouverture de nouveaux ateliers-usines un peu partout en France depuis trois ans.

 

Après avoir inauguré la nouvelle manufacture d’Héricourt en Haute-Saône, bâtie sur une ancienne friche textile, le groupe de luxe Hermès vient d’annoncer la création de deux nouveaux sites de production, le premier à Saint-Vincent-de-Paul dans les Landes et le deuxième à Montereau-Fault-Yonne en Seine-et-Marne. 500 emplois sont attendus pour 2020. Et la maison Hermès n’est pas la seule à ouvrir des ateliers…

 

2017 est particulièrement fertile en bonnes nouvelles puisque la maison Longchamp (900 salariés) a elle aussi annoncé l’implantation d’un nouvel atelier-école à Pouzaugues dans le Choletais, dont l’ouverture est prévue en 2018. Cette dernière est déjà implantée à Segré en Vendée, à Rémalard dans l’Orne, avec deux ateliers-écoles à Ernée et à Château-Gontier en Mayenne. A signaler aussi le succès de la Maroquinerie du Puy dont les effectifs sont passés de 11 à 200 salariés en six ans. Réinstallée à Chaspuzac en Haute-Loire depuis l’année dernière, l’entreprise prévoit de recruter 80 personnes d’ici à 2019. 

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Le E-Commerce dans tous ses états : une filière qui créé des emplois directs et indirects

Le montant des achats sur internet ne cesse de progresser. Acheter depuis son smartphone n’est plus seulement l’apanage d’acheteurs matures, de jeunes avec un profil CSP+ qui se promènent sur Twitter et qui font leur shopping en ligne, l’achat en ligne se démocratise peu à peu jusqu’à rallier le monde rural et des utilisateurs hier encore réticents.

 

D’ailleurs, l’univers du E-Commerce d’aujourd’hui n’a plus guère à voir avec celui des années 90. Le nombre de sites marchands a considérablement augmenté depuis 2010. Les avancées technologiques (solutions de paiement en ligne, de référencement, logiciels de création de sites marchand…) ont facilité leur essor. La concurrence entre sociétés de services a naturellement entraîné une guerre des prix qui aura eu au moins l’avantage de rendre la technologie abordable à des acteurs plus mineurs, leur permettant de se lancer à leur tour.

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Emmanuelle Richard : Danseuse, chorégraphe et… contorsionniste

 

Peu de personnes ont si précocement la vocation chevillée au corps. Mais, pour Emmanuelle Richard, le projet de devenir professeur de danse s’est imposé très tôt, dès la prime enfance. 

 

« J’ai toujours eu la danse à fond, vraiment à fond… A l’âge de trois ans, j’ai demandé à mes parents à faire une activité. Ils ont choisi la danse et à chaque rentrée, ils me demandaient si je voulais continuer. En fait, j’ai accroché tout de suite et j’en ai toujours redemandé. Je me souviens que l’institutrice nous avait demandé d’illustrer notre futur métier dans un dessin. Je me revois me dessiner en professeur de danse. »

 

Emmanuelle, qui vit alors du côté de Saint-Etienne, suit assidûment les cours de danse à l’école de Feurs. Cinq années plus tard, elle a bien progressé. Son professeur insiste alors auprès de ses parents pour qu’elle rentre au conservatoire pour préparer le concours de l’Opéra. Ils ne donneront pas suite, estimant qu’il est plus sage pour leur fille de poursuivre les études, au moins jusqu’au Bac.

 

« Il aurait fallu de toute façon quitter le cocon familial pour le pensionnat, faire une croix sur les jeux et les sorties. Je n’en avais pas vraiment envie… Je n’ai pas de regret car j’ai compris plus tard que l’Opéra est un monde de sacrifices et de privations…».

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Bonnes résolutions pour se former dès la rentrée : Quatre secteurs qui manquent de bras

En terme d’emploi, les dernières projections sont plutôt de bonne augure.

 

Fait notable, on commence à observer des situations pénuriques dans des secteurs qui pourtant ont été fortement impactés par la crise.

 

C’est le cas dans le bâtiment, l’automobile et les transports.

 

Depuis quelques mois, on recrute à nouveau des carrossiers, des mécaniciens, des maçons, des couvreurs, des chauffeurs poids lourds. Certaines filières sont en plein boom, comme le cycle. L’engouement pour le vélo crée de l’emploi, aussi bien en vente, qu’en fabrication, assemblage et maintenance. Il suffit pour s’en convaincre de consulter des sites comme Job2.roues.fr ou celui de l’enseigne Culture Vélo.

 

Choisir un métier, c’est aussi et parfois une question d’opportunité. Vivre et travailler dans sa région suppose aussi de faire quelques concessions et de s’adapter aux réalités économiques du bassin d’emploi. Certains métiers sont fort heureusement territorialisés et non délocalisables. La formation est plus souvent à portée de main qu’on ne le croit. Les entreprises, les Groupements d’employeurs pour l’Insertion et la Qualification (GEIQ) travaillent aussi main dans la main avec les organismes de formation, pour permettre d’ajuster à leurs besoins du moment. 

 

Voici quatre secteurs qui méritent votre attention.

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Mécanique de précision : Des places à prendre dans l’aéronautique

Formez-vous aux métiers de l’usinage !

 

C’est en effet le bon moment, si l’on veut décrocher un emploi chez les partenaires industriels de l’aéronautique, un domaine où les besoins sont forts et où, près de 10.000 postes sont à pourvoir chaque année.

 

Une opportunité que Muriel, 48 ans, fraiseuse à l’usine de Figeac Aero d’Auxerre, n’a pas laissé passer l’année dernière.

 

« Je venais d’être licenciée de mon ancien métier d’électromécanicienne et j’avais du mal à trouver un emploi stable sur le local. Avec mon bac pro maintenance, je sais au moins lire un plan…» 

 

Après une formation de six mois au Pôle Formation d’Auxerre, Muriel a été embauchée comme fraiseuse en équipe 2/8. Aujourd’hui, elle est fière d’être le maillon d’une grande chaîne ouvrière qui produit des éléments de mécanisme entrant dans la composition de gros avions comme l’A380. 

 

« Je travaille de 13 heures à 21 heures. Nous ne sommes que deux femmes à travailler à l’atelier fraisage. J’espère que d’autres ne vont pas tarder à nous rejoindre. En tout cas, je ne regrette pas mon choix et je suis très contente d’être ici » confie-t-elle.

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