Liliane Bassali, psychopraticienne en thérapies brèves et hypnothérapie

Dernière modification le : 7 octobre 2019

Trouver sa voie, se réaliser personnellement et professionnellement, n’est pas chose facile. Ça l’est sans doute plus encore quand on est issu d’une famille déracinée de longue date.

 

C’est toute l’histoire de Liliane Bassali, débarquée de Beyrouth à l’âge de cinq ans dans un petit village perdu, non loin de Cambrai. Sa famille fuit alors la guerre civile libanaise au début des conflits. Malgré son jeune âge au moment des événements, Liliane se souvient encore de cette atmosphère de mort, d’angoisse et d’insécurité.

 

Ses familles parentales mêlent par ailleurs plusieurs origines culturelles et sont toutes deux marquées par l’exil et le déracinement depuis plusieurs générations. Son parcours, tant personnel que professionnel, semble être le reflet de ce double héritage transgénérationnel, placé sous le signe de la quête identitaire.

 

Dès l’enfance, elle se sent en décalage avec le monde qui l’entoure et ne cesse de s’interroger sur le sens de l’existence et sur la souffrance.

 

 « Enfant, je ne jouais pas souvent avec mes camarades. Je préférais me réfugier dans les livres, tantôt pour m’évader, tantôt pour y chercher les réponses à mes nombreuses questions (à 15 ans, elle avait lu Freud et avait pour livre de chevet Citadelle de Saint-Exupéry). J’étais fascinée par les auteurs dont la pensée et le style se démarquaient. Les univers d’auteurs m’intéressaient. J’aimais particulièrement ceux qui étanchaient ma soif de transcendance, ceux dont l’œuvre portait une dimension universelle. Je me voyais devenir écrivain et rien d’autre… » raconte Liliane. 

 

 

Plus tard, Marc Dambre, son directeur de recherches pour le mémoire de maîtrise de lettres modernes, voit en elle un profil de chercheuse en littérature. 

 

« Passez le CAPES, vous aurez tout le temps de vous adonner parallèlement à la recherche ! m’a-t-il dit… Mais je n’étais pas très attirée par le moule de l’Education Nationale… Malgré mon sens de la pédagogie, j’étais déjà trop éprise de liberté et de singularité pour envisager une carrière de fonctionnaire… J’ai rédigé mon mémoire sur le thème de la musique baroque dans un roman de Pascal Quignard. A cette époque, peu d’étudiants s’étaient déjà penchés sur ce philosophe et romancier contemporain… »

 

Durant ses études, Liliane se démène pour faire son trou dans les milieux littéraires et affiner ses projets d’écriture. 

 

« J’ai fait des tas de stages dans l’édition pour voir comment cela fonctionnait et pour me former. J’ai également décroché des missions courtes ou encore des remplacements en période estivale, notamment chez Nathan. J’ai d’abord fait de la relecture, du rewriting et de la correction… Je me suis peu à peu formée sur le tas aux métiers de secrétaire de rédaction et d’assistante d’édition. »

 

Au sortir des études, notre jeune diplômée est cependant consciente qu’il n’y a que très peu de postes dans l’édition et que sa maîtrise de lettres ne lui permettra pas de décrocher facilement un emploi. L’écriture reste malgré tout une obsession.

 

« J’avais 24 ans, je ne supportais plus Paris, j’avais envie de calme et de nature. Je pensais naïvement que c’était tout ce qu’il me fallait pour pouvoir me consacrer à l’écriture ! J’ai défini alors mes critères : une ville universitaire et proche de la mer. J’ai pris une carte de France et j’ai finalement choisi Caen, en me disant que je parviendrais bien à y trouver un job alimentaire…  J’avais l’habitude d’exercer des petits boulots depuis le lycée et cette perspective professionnelle était acceptable pour moi, dès lors que je me consacrais à l’écriture à côté…  J’ai pris mon billet de train ! » 

  

 

 

Las ! en arrivant à Caen, Liliane déchante peu à peu. Elle réalise que la région bas-normande ne représente pas un bassin d’emplois très ouvert, la majorité de la population active caennaise étant fonctionnaire au sein du CHU ou des collectivités territoriales… Même les petits boulots étaient une denrée rare.

 

« J’ai recherché alors au service de qui je pouvais mettre ma plume et mon goût de l’écriture. J’ai écrit ainsi pour différents supports et personnes, notamment des réalisateurs de cinéma dont l’écriture n’était pas le point fort… »

 

Durant ces neuf années caennaises, Liliane alterne travaux d’écriture et petits boulots alimentaires de toutes sortes, un parcours précaire qu’elle qualifie d’erratique et difficile… les vacations les plus intéressantes de cette période ont été celles de secrétaire de rédaction à Ouest-France et de rédactrice et assistante d’édition au service communication de l’Université de Caen.

 

« Si j’ai pu m’adonner en quelque sorte à l’écriture à cette époque de ma vie, ce ne fut jamais comme je l’aurais aimé, ni dans de bonnes conditions. Avec les soucis du quotidien et la précarité, c’est difficile de s’imposer une discipline de création littéraire, il faut un minimum de stabilité matérielle pour pouvoir se consacrer à l’écriture… Ouest-France m’a permis de publier dans ses colonnes une trentaine de nouvelles de fiction qui mettaient en valeur le patrimoine culturel et historique de la région. Elles furent très appréciées, mais à cette étape de ma vie professionnelle, j’avais le sentiment de n’avoir aucun métier bien défini et que, de ce fait, je ne trouverai jamais ma place dans cette société. Je me suis alors mise en tête d’apprendre un métier à tout prix, pour pouvoir me stabiliser et sortir de la galère. »

 

 

Liliane prend alors conscience que son goût pour l’exploration intérieure, nourrie par les approches thérapeutiques qu’elle expérimente à titre personnel depuis de nombreuses années, peut prendre d’autres formes que l’écriture.

  

« J’ai réalisé que derrière l’écriture, c’était la question du sens qui m’avait toujours travaillée, la capacité de questionner et de révéler le sens des univers, des situations et des événements. Déjà pour l’épreuve du bac, j’avais obtenu une très bonne note à la dissertation de philo, dont le sujet portait sur le thème de la déréliction. Javais été étonnamment inspirée et cela tient sans doute à mon parcours et à celui de mes aïeux, marqués par l’arrachement et la rupture. J’étais comme habitée par ces souffrances et par le désir de les soulager, sinon de les réparer. C’est aussi une étape de ma vie où j’ai été saisie d’une impérieuse nécessité de prendre soin des autres, de quitter le monde narcissique des intellectuels et des artistes pour me mettre au service des personnes dans un contexte plus authentique et plus incarné. »

 

 A la suite de ce constat, elle rencontre par hasard une esthéticienne hors du commun, Béatrice Derette…

 

« Outre son cabinet privé et sobre d’esthétique au centre-ville de Caen, Béatrice remplissait alors une mission d’enseignement comme professeur d’esthétique au lycée professionnel. Elle proposait également des interventions éclairées sur l’image de soi et la relation à son corps, notamment à la prison de Caen et dans une école d’éducateurs spécialisésSon approche très personnelle du métier d’esthéticienne m’a ouvert l’esprit sur la créativité que l’on pouvait développer dans le soin à la personne. Je ne connaissais rien au métier d’esthéticienne et sans cette rencontre, je n’y aurais sans doute pas songé. » 

 

Elle passe alors le CAP d’esthétique en candidat libre, après s’être préparée aux épreuves via une école et une dizaine de stages en instituts de beauté et spas. Ces stages lui permettent d’emblée de comprendre qu’elle aura du mal à trouver sa place dans ce milieu, bien qu’elle soit appréciée de ses clientes.

  

« J’ai eu le sentiment de débarquer dans ce milieu professionnel comme un chien dans un jeu de quilles. Mon indépendance d’esprit et mon atypisme devaient déranger… J’ai rapidement cherché une solution pour pouvoir quitter un jour l’esthétique conventionnelle tout en restant dans le secteur du bien-être ou du mieux-être. C’est à cette époque, en 2005, que je me suis formée à l’accompagnement et à des techniques thérapeutiques que j’utilise encore aujourd’hui. »

 

 

Rentrée à Paris, Liliane poursuit sa formation professionnelle tout en gagnant sa vie avec des missions d’esthéticienne intérimaire ou vacataire. Quelques opportunités se présenteront à elle plus tard, notamment avec Guerlain chez qui elle reste près de deux ans.  

 

« Malgré le prestige de cette belle marque, ma fibre entrepreunariale était cependant trop forte pour que j’envisage de renoncer à mes projets d’installation et aux formations que j’avais poursuivies dans cette idée. »

 

Elle s’est d’abord formée à la naturopathie, à des soins énergétiques dont le reiki, ainsi qu’à l’Ecoute Imaginaire, une approche du psychothérapeute canadien Sylvain Bélanger inspirée du chamanisme et permettant d’entrer dans un dialogue simultané avec l’inconscient à travers les manifestations de l’imaginaire. L’Ecoute Imaginaire lui rappelle les principes de l’hypnose et de l’autohypnose qu’elle avait déjà explorés à l’âge de 20 ans, dans un centre de développement personnel.

 

Elle choisit ensuite de se spécialiser en hypnothérapie dans plusieurs écoles. Passionnée, elle pioche dans ses maigres revenus pour acquérir encore d’autres outils thérapeutiques qui lui permettront de répondre à la grande variété des besoins de sa clientèle actuelle. Parmi ceux-ci, le coaching, des techniques de libération émotionnelle (comme l’EFT, la TAT ou les SAH® fondées sur le principe de l’EMDR) et enfin la maïeusthésie, une approche de psychothérapie brève. 

 

A 48 ans et après un parcours à la fois riche et éprouvant, Liliane est désormais en paix avec elle-même, se sentant à sa juste place dans son cabinet de thérapies brèves et d’hypnothérapie.

 

 

« Ce sont précisément ces difficultés qui m’ont révélée à moi-même et aux autres et qui m’ont permis de pouvoir accompagner avec aisance les personnes en souffrance. Ecouter et accompagner les autres vers plus d’épanouissement, plus de liberté intérieure et plus de discernement, leur permettre de retrouver leur boussole interne, là est la source de ma joie… »

 

Heureuse aussi d’avoir pu réaliser la synthèse de son expérience littéraire et de son expérience du soin et du service à la personne…

 

« Mon métier me permet d’allier ma passion pour le sens et la métaphore avec celle que j’ai pour l’accompagnement et l’art de la maïeutique. Aujourd’hui, je tire ma force de ma formation pluridisciplinaire et polyvalente. »

 

« Si je peux donner un conseil, c’est de se former régulièrement afin de ne pas s’installer dans la routine. Outre la supervision régulière, obligatoire à mes yeux dans ce métier, il est également important de ne pas se reposer sur l’enseignement d’une seule école. Chaque école sérieuse a du bon, du moins bon et des lacunes. Pour les hypnothérapeutes, je conseille de suivre tous les ans une Master Class dans une école d’hypnose différente… »

 

 

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Liliane BASSALI – Thérapies brèves & Hypnose

 

30, avenue Léon Gambetta 92120 Montrouge 

Tel : 06 19 58 13 37

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