L’édition de jeux : Marc Kucharz, auteur, ludo-coach, conférencier

Marc Kucharz créé des jeux depuis plus de 30 ans, pour le grand public, les entreprises, les collectivités, les organisations. Il est auteur de jeux à succès comme le jeu de l’achimiste ou encore Tour de contrôle, un jeu d’évaluation et de contrôle des connaissances avec lequel il avait remporté un Lud’or en 1993 au Salon Ludimat Expo.

 

Depuis, Marc a créé des dizaines de jeux en tant qu’auteur ou co-auteur qui ont touché des milliers de personnes dans le monde comme le jeu de l’alchimiste, le jeu du Haka, le Jeu de la paix intérieure, le jeu des accords Toltèques, dont certains primés, sur des thématiques diverses (éducation, formation, hygiène alimentaire, prévention des accidents domestiques, hygiène de vie, communication, pédagogie, développement personnel…). Il est aussi conférencier, formateur et ludo-coach. 

 

Un parcours original qui puise à la fois dans le récit familial, le voyage, l’itinérance, l’altérité, mais aussi dans l’enfance.

 

« En colonie de vacances, quand il pleuvait, il y avait les jeux de société (Monopoly », jeux de cartes…). Quand il faisait beau, c’était les jeux physiques (football, balle au prisonnier…). Les jeux m’ont sociabilisé en m’incitant à accepter les règles, à respecter l’adversaire, l’arbitre et le reste »

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Nouvelles sanctions contre la Russie, quels premiers secteurs affectés en boomerang ?

On le sait, la Russie fait déjà l’objet de sanctions depuis la guerre de Crimée en 2014. 
Comme on pouvait s’y attendre, elle a riposté aux sanctions occidentales en stoppant ses exportations de céréales vers l’Europe et en décrétant l’interdiction totale de la plupart des produits alimentaires en provenance de l’UE. Etant lui-même producteur et exportateur de céréales, l’Hexagone n’en a pas été trop affecté. En revanche, nos producteurs de pommes et de poires eux ont subi l’effet boomerang, la Russie étant leur premier client. Ils ne sont pas les seuls, les ostréiculteurs bretons, les éleveurs de porc ont beaucoup perdu. Paradoxalement, l’embargo sur les produits agricoles n’a fait que renforcer l’agriculture russe, au détriment notamment de la nôtre. Les russes en ont profité pour relancer leur propre filière fruits et légumes.

 

Si les vins et spiritueux ne sont pas concernés par cet embargo, les tensions se sont focalisées l’année dernière sur le champagne. Seule la mention « игристое вино » (vin effervescent ou mousseux en cyrillique) est désormais retranscrite en cyrillique au dos de la bouteille, reléguant le champagne au même rang que les autres vins. L’appellation « шампанское » (champagne en cyrillique) en Russie étant réservée aux vins pétillants produits par des producteurs russes.

L’escalade d’embargos expose assez souvent au coup du Jokari. 

 

Les ponts commerciaux viennent donc d’être coupés avec la Russie. Les livraisons vont être inévitablement affectées des deux côtés. À noter que le titane, métal amagnétique et réputé pour sa résistance à la corrosion, est présent dans les pièces de structure et les moteurs des avions d’Airbus et plus généralement de tous les avions. Or, la Russie est le principal producteur et fournisseur de titane. Si le conflit est appelé à durer, le consortium Airbus serait le premier à en souffrir.

 

Le G7 n’a pas encore finalisé ses sanctions, mais on devine que la Russie ne sera pas la seule à en souffrir. La chambre de commerce et d’industrie franco-russe redoute les réactions pour les entreprises françaises présentes sur le sol russe, à commencer par Renault, Auchan, Leroy Merlin, Decathlon, Danone, Société Générale…

 

Dans son allocution, le chef de l’État a cherché à préparer les esprits à une chute de croissance et au renchérissement de certains produits. La dépendance au gaz russe n’est pas le seul des problèmes auxquels l’UE et la France auront à faire face. « Ne plus dépendre des autres pour nous nourrir, nous soigner, nous financer » a-t-il dit. Le problème n’est pas nouveau, la pandémie avait déjà pointé les risques d’une trop grande dépendance.

 

En tout cas, voilà qui remet en cause la doxa d’hier.

The « big craquage »

Aux États-Unis, la crise sanitaire a engendré une vague de départs précipités que la presse outre-Atlantique qualifie de « Great Resignation » ou de « Big Quit ».

 

Plus de 4 millions de salariés américains auraient quitté leur entreprise, rien qu’en août dernier. Le profil de ceux qui claquent la porte est très hétérogène : employés de Starbucks, professionnels de santé, de la distribution, des services, des employés modestes, mais aussi des cols blancs.

 

Le phénomène a pris de l’ampleur là-bas, au point de devenir viral sur les réseaux sociaux Twitter, Tiktok. On est loin de la « resignation letter to whom it may concern« . On filme sa dem et on la poste sur les réseaux sociaux, un moyen peut-être d’exorciser ses peurs (celle du lendemain). Mais, si l’on considère le pouvoir de l’influence aujourd’hui, on mesure aussi le risque de contagion par viralité. Les répercussions sur l’économie pourraient être aussi imprévisibles que dramatiques…  

 

Face à cela, les entreprises concernées n’ont d’autres moyens que de relever les salaires à la hâte et promettre d’améliorer les conditions de travail. Parmi ces démissionnaires, beaucoup sont partis sans plan B. Le marché de l’emploi étant porteur aux États-Unis, les prévisionnistes les voyaient reprendre rapidement leur place sur le marché du travail. Mais force est de constater que ce n’est pas vraiment le cas. Idem pour ceux qui ont perdu leur job à cause de la pandémie. Malgré l’arrêt de certaines aides en septembre dernier, beaucoup ne sont pas retournés au travail. Le phénomène est en train d’être analysé par les sociologues. 

 

Ce phénomène a-t-il touché la France ? 

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HEFAÏS, une Haute École de soudure particulièrement attendue…

En matière de stratégie industrielle, les hésitations se payent souvent au prix fort.

 

Lors de la présentation de son plan d’investissement France 2030, Emmanuel Macron a parlé d’un investissement d’un milliard d’euros dans les SMR (Small Modular Reactors), des petits réacteurs nucléaires modulaires. Faut-il y voir un retour en grâce du nucléaire ?

 

En choisissant il y a plus de dix ans de désinvestir progressivement le nucléaire au profit des énergies renouvelables, la France a, en quelque sorte, abandonné la maîtrise de son industrie de pointe. Au fil des hésitations, des tergiversations, nous avons laissé perdre des savoir-faire précieux. C’est le cas en tuyautage et soudure, soumis à un référentiel rigoureux.

 

Pourtant, c’est bien la parfaite maîtrise de la technologie à tous les niveaux de la chaine, soudure y compris, qui assure à la France sa sécurité et sa souveraineté et qui lui permet de maintenir son tissu industriel et son rang dans le concert international. Il est vrai qu’une perte de compétences dans un domaine aussi sensible que le nucléaire peut interroger sur la capacité de nos acteurs à mener à bien des projets complexes dans le respect des délais et des budgets.

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Guides-conférenciers : se réinventer pendant la pandémie, pas si simple

La situation est critique pour les « permittents » du guidage. Les musées, châteaux, édifices touristiques qui avaient rouvert progressivement au début de l’été dernier sont à nouveau reconfinés. Quelle poisse ! 

 

Sur les quelques 12.000 guides-conférenciers, une infime minorité est éligible au chômage partiel. Ils sont en revanche éligibles au Fonds de solidarité créé par décret l’année dernière. Éligibles, c’est vite dit, car nombreux sont ceux qui ne touchent plus rien depuis avril dernier.

 

 

Diplômés, protégés par la Loi (en théorie), mais précaires…

 

Les guides-conférenciers se répartissent sur trois statuts : Environ 1/3 de salariés, 1/3 d’indépendants (qui peuvent parfois cumuler les deux), 1/3 mixte, en micro-entreprise, sous le régime de la déclaration ou au réel. Parmi les indépendants, 2% seulement choisissent de créer leur entreprise sous statut type S.A, SASU. Étonnamment, les premiers ont rarement le droit au chômage partiel car ils ont le plus souvent signé un CDD ou CDDU (CDD dit d’usage), à l’image des intermittents du spectacle, sans pour autant bénéficier de la même protection que ces derniers. Le salariat à temps complet est rare. La plupart des guides-conférenciers gagnent moins de 15.000 euros par an et beaucoup sont contraints de se chercher un complément de revenus. 

 

En tout cas, ces professionnels du tourisme et de la culture sont à nouveau reconfinés au moment où démarre sa saison. Le premier confinement fut déjà un coup de massue, au sortir des grèves des transports et des manifestations des gilets jaunes. On a vu des guides-conférenciers manifester en réclamant un statut similaire à celui des intermittents du spectacle. Mais las, étranglés par la crise sanitaire, certains ont du se résoudre à changer de métier. Pour autant, ils sont nombreux à se battre et à se montrer créatif pour ne pas sombrer.  

Comme le fait remarquer Elisa Jehanno, guide-conférencière indépendante à Paris, la situation est bien compliquée…

 

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Elle a créé la ferme de ses rêves : Claire Genet, éleveuse de chèvres dans l’Yonne

crédit photo : André Hulet

Ce n’est pas si souvent que l’on parvient dans le monde réel à réaliser son rêve d’enfant. 

 

Claire Genet a pu réaliser le sien, celui d’avoir sa chèvrerie, une filière d’élevage qui compte plus de 5.000 exploitations, plus présentes en Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes.

 

« J’ai toujours voulu avoir des chèvres. A l’âge de 17 ans, je préférais passer mes vacances dans des élevages caprins pour aider. Amoureuse de ces bêtes, ces expériences ont conforté mon choix. Mais ici dans l’Yonne, les possibilités sont plus réduites que dans les Deux-Sèvres… »

 

Au sortir de sa formation d’ingénieure agronome à LaSalle Beauvais, Claire débute comme commerciale en nutrition animale et travaille pour différents Groupes agroalimentaires à Poitiers, puis à Rennes, des entreprises en lien avec Bleu-Blanc-Coeur, un label qui réunit 7.000 agriculteurs qui ont fait le choix de produire, récolter et distribuer dans le respect des animaux et de la terre.

 

En juin 2018, elle décide de revenir dans l’Yonne, à ses racines, pour y créer son propre élevage. Elle rencontre alors Alexis Nollet et Sébastien Becker, dirigeants de Mobil Wood et co-fondateurs d’Ulterïa, un écosystème créateur de valeurs pour l’homme et le vivant. Unique en son genre, ce projet ambitionne de regrouper, sur un terrain de dix hectares, Mobil Wood, une usine spécialisée dans l’agencement de magasins bio en bois massif, une exploitation maraîchère, une maison citoyenne, un centre de formation, une école Montessori et une ferme.  

 

« Créer des interactions entre l’agriculture et l’éducation, la création de valeurs pour l’homme et le vivant, tout cela me parlait. Au début, ils cherchaient un maraîcher, je leur ai proposé… des chèvres. Vous voulez une parcelle ? m’ont-ils dit et on s’est entendu… » 

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2021 : Avis de grand froid sur l’emploi

À quoi faut-il s’attendre pour 2021 ?

La politique du « quoi qu’il en coûte », chère au Président Macron, a ses limites et déjà les indicateurs montrent que 2021 sera une année franchement maussade pour l’emploi.

Loin de nous l’intention de noircir le tableau, mais il faut se rendre à l’évidence…  

Le Guide des ressources emploi s’efforce de rendre compte des signaux forts et faibles sur le front de l’emploi – avec, c’était nécessaire, une activité plus soutenue depuis le début de la crise sanitaire –. Alors, l’analyse de nos fiches suffit pour se convaincre de cette évidence.

Depuis deux mois, nous constatons en effet une nette chute des offres d’emploi, tant sur les job-boards que sur les pages recrutement des entreprises. C’est particulièrement vrai pour les secteurs ci-dessous :     

 

 

  • Mis à l’arrêt par les mesures d’interdiction : Culture-spectacle (salles de cinéma, théâtre, danse, musique…), restauration à table, événementiel, tourisme, casinos, loisirs indoor.
  • Directement affectés par la pandémie : industrie automobile, industrie pétrolière, industrie aéronautique (constructeurs, équipementiers, sous-traitants), transport aérien, aéroportuaire, restauration collective, hôtellerie, thermalisme, sports de montagne, zoos et parcs d’attraction.

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Le nouveau paysage du conseil en évolution professionnelle

Un marché secoué par la Loi Avenir Professionnel, à l’épreuve de la Covid-19, mais boosté par l’aspiration au changement de vie des français.

 

Avec la loi Avenir Professionnel, le paysage des bilans de compétences est singulièrement chamboulé. Pour effectuer un bilan de compétences, il faut dorénavant, soit le financer à titre personnel, soit le faire prendre en charge par son employeur, soit mobiliser son Compte Personnel de Formation (CPF). Bien sûr, les entreprises peuvent abonder si elles le souhaitent.

 

On peut s’attendre à ce que les salariés rechignent à entamer leur CPF pour réaliser un bilan de compétences. En effet, le prix moyen de la prestation équivaut à plus de trois ans de CPF monétisé. La clientèle des cabinets spécialisés pourrait être tentée de se reporter sur la prestation gratuite de Conseil en Evolution professionnelle (CEP) destinée aux actifs occupés ou sur des prestations à moindre coût. Les demandeurs d’emploi peuvent, de leur côté, consulter leurs droits au CPF et demander un complément à Pôle emploi, le cas échéant. 

 

Pour les prestataires installés, cela engendre de l’insécurité, d’autant que la pandémie bouscule toutes les prévisions. L’urgence est de sécuriser son marché. Cela passe par la diversification (accompagnement à la VAE, coaching emploi, bilan scolaire, préparation à la retraite…) car, depuis cette réforme, il n’y a plus de chasse gardée.

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Se former via une école d’entreprise : une stratégie gagnante

La réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage n’est peut-être pas ce big bang annoncé, mais elle introduit tout de même quelques innovations de rupture comme la libéralisation du secteur de l’apprentissage avec, notamment, cette possibilité donnée aux entreprises de créer leur propre CFA.

 

L’école d’entreprise n’est certes pas un concept nouveau, mais la réforme devrait contribuer à lui redonner un élan. Il s’agit de susciter des vocations dans des secteurs méconnus, délaissés parfois et qui peinent à recruter. Les formats sont multiples (CFA 100% maison,  apprentissage ou contrat de professionnalisation associant des écoles partenaires, école des métiers basée sur un approche pédagogique nouvelle (peer-to-peer learning), formation action reproductible sur site…). La vraie nouveauté, c’est l’adaptation des méthodes pédagogiques et des rythmes des enseignements.

 

Depuis près d’un an, en effet, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à ouvrir leur école interne. Il s’agit plus souvent de répondre à des situations de pénurie sur certains métiers de l’entreprise ou d’anticiper les nouveaux besoins en compétences, en lien à la transformation numérique (industrie 4.0), aux ruptures technologiques. Il s’agit alors de former aux métiers de demain. D’autres forment leurs futures recrues sur site pour leurs besoins vitaux, parce qu’il y a urgence et parce que les formations sont indisponibles sur le local ou ne répondent qu’insuffisamment à leurs besoins.

 

Ouvrir une école, ce n’est pas si simple et ce n’est pas à la portée de tous, comme l’affirmait Corinne Gaudic, CEO des Ateliers Peyrache et Broderie du Lys, lors d’une précédente interview pour notre blog

« ll n’y a pas d’école de broderie industrielle, en tricot industriel non plus, et pour trouver des intérimaires ou des personnes formées, c’est très compliqué. Le contrat d’apprentissage, avec son rythme d’alternance, une semaine sur deux, n’est pas adapté. Il génère même des coûts cachés. Or, nous avons besoin de continuité pour former et produire et on n’a pas le temps de monter des écoles » 

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Quand le ciel s’assombrit et que l’orage gronde, assurer sa prise, assurer la cordée

La rentrée approche, pleine de nuages noirs et d’incertitudes.

 

Avec le spectre d’une 2e vague, d’un raz de marée de licenciements et cette grisaille post-confinement qui nous saisit, difficile en effet de trouver de bonnes raisons de se réjouir. 

Nombreux sont ceux qui redoutent particulièrement cette rentrée et on les comprend.

 

Ce sont les acteurs du recrutement qui le disent…

Cette fois, la crise pourrait être plus dévastatrice que celle de 2008. Il est vrai que les recruteurs ont le moral dans les chaussettes, leurs clients ayant surréagi aux premiers jours du confinement, mettant sur pause leurs recrutements, les annulant même. Certains cabinets auraient perdu jusqu’à 70% de leur chiffre d’affaires, ce qui explique sans doute cet élan de pessimisme.

 

Pourtant, l’histoire est pleine de prédictions non réalisées. Déjà, pour 2019, la crainte d’une récession était dans les esprits. La crise dans l’industrie automobile n’avait pas encore touché la France et l’on se polarisait alors sur les conséquences d’un Brexit. Au final, les recrutements se sont maintenus au plus haut et 210.000 emplois salariés ont été créés. Mieux, notre industrie a poursuivi sur sa lancée en créant près de 8.000 emplois, au point que 2020 s’annonçait sous les meilleurs auspices.

 

Nul ne pouvait bien sûr imaginer qu’un mauvais virus allait entraîner un long confinement et que, l’onde de choc se propageant, l’économie mondiale s’en trouverait méchamment affectée. 

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