Derrière le succès des bilans de compétences : ce qu’il faut savoir

Selon la Caisse des dépôts, les bilans de compétences réalisés au titre du CPF (Compte Personnel de Formation) sont en nette augmentation. De 33.000 en 2019, on est passé à 85.000 en 2021. On prévoyait même 100.000 en 2022. 

 

La Loi « Avenir Professionnel » de 2018 qui promeut les dispositifs flexibles comme le CPF (Compte Personnel de Formation) a singulièrement chamboulé le paysage des bilans de compétences. Hier encadré par la loi de 1991, tant sur la durée de la prestation que sur la qualification des prestataires, le marché a considérablement évolué. Les CIBC, acteurs historiques, n’avaient certes pas le monopole du bilan de compétences, mais ils en captaient une bonne part. Les prestataires, qui avaient l’habitude de fonctionner sur référencement dans un marché réglementé et régulé, se retrouvent désormais concurrencés par de nouveaux « trublions ». Il n’y a plus de chasse gardée. Pour beaucoup d’historiques, une jungle s’est installée avec des prestataires plus ou moins fantaisistes, une situation aggravée par la monétisation du CPF et la plateforme MonCompteFormation. 

 

Depuis, la demande de bilan de compétences s’est singulièrement accrue. La crise sanitaire a même amplifié le phénomène. Burn-out, bore-out, désenchantement, désalignement, crise managériale, distorsion avec les valeurs affichées, salaires qui décrochent, tout cela stimule les demandes de reconversion. 

 

Pas étonnant donc que ce marché de l’intermédiation professionnelle suscite des appétits. Le nombre de prestataires dispensant des bilans de compétences aurait plus que doublé, sinon triplé ces dernières années. Pourtant, rien ne dit que cette flambée de bilan de compétences soit durable.

 

D’ailleurs, selon Sandrine Beaulieu, responsable du centre de bilan de compétences Acerola Online, la rentrée 2022 serait plutôt morose. 

« Il est trop tôt pour parler d’une baisse de la demande. Elle est sans doute diluée par l’explosion du nombre de cabinets positionnés sur cette prestation. On voit bien que ceux qui profitent le plus de la demande sont ceux qui ont les plus gros budgets marketing. Ils font beaucoup de publicité avec des offres qui paraissent alléchantes au premier coup d’œil. Ils tirent les prix vers le bas. Les clients ont du mal à distinguer une prestation de qualité d’une prestation sans valeur ajoutée. Attention ! La qualification Qualiopi n’est pas une garantie en soi, n’importe qui peut l’acheter »  prévient-elle. 

 

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De l’université à l’emploi… et les valeurs dans tout ça ?

Selon le code de l’éducation, l’une des six missions de l’université [1] est « l’orientation, la promotion sociale et l’insertion professionnelle ». Par construction, cette mission est particulièrement ardue, d’autant que s’expriment aujourd’hui avec de plus en plus de retentissement des questionnements sur le sens de l’engagement de la jeunesse vers l’emploi. Un fossé semble se creuser de plus en plus entre la jeunesse, qui acquiert des compétences, et le monde de l’emploi. En interrogeant certains personnels des SCUIO-IP [2], le Guide des ressources emploi [3] avec l’Observatoire des Valeurs [4] se sont posés cette question : « Et les valeurs dans tout ça ? ».

Ce n’est pas nouveau mais, de l’avis général, plus encore aujourd’hui qu’hier, les étudiants vivent et expriment leurs désaccords ou leurs inquiétudes face à ce que la société est prête à leur offrir. Le mot clé « valeur » est de plus en plus présent. Dans la relation entre le futur actif et l’entreprise, entre les attentes individuelles et professionnelles et ce qui est offert, il y a un besoin fort d’alignement des systèmes de valeurs. Certains parlent de phénomène temporaire, d’engouement existentiel ou de peurs circonstancielles, d’autres de problèmes de « riches » ; il s’agit en fait d’une lame de fond qui a déjà produit des effets tangibles dans certaines entreprises lesquelles redoublent d’effort pour attirer les talents – et les garder. Ce n’est vraisemblablement qu’un début…

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(1) L’agriculture à la croisée des chemins : l’agroforesterie, une solution qui attend son heure

L’été 2022 est marqué par une sécheresse exceptionnelle. Elisabeth Borne, elle-même, a évoqué une situation historique. Des rivières sont à sec, certains puits ne produisent plus, la nature est en grande souffrance.

 

Dans les exploitations fruitières et légumières, les chaleurs torrides engendrent un stress hydrique qui inhibe le processus de maturation des fruits et légumes (repos végétatif). Les pommes n’ont pas le calibre habituel, les raisins sont brûlés et les tomates ne mûrissent plus. Les grandes cultures de printemps (soja, orge, maïs…) sont en péril. Parmi les solutions préconisées par les agriculteurs figure celle de créer de nouvelles réserves d’eau pour anticiper les épisodes de sécheresse de plus en plus rapprochés. Mais ce n’est pas qu’une question d’eau. Arroser en excès les plants en période de canicule n’est pas la solution… 

 

« Voyez, ici à l’ombre il fait frais, la température n’est que de 26°, mais si vous vous placez deux mètres plus loin sous le soleil, vous avez l’impression de cuire littéralement. C’est comme ça depuis dix ans, une conséquence de l’activité solaire, de l’inclinaison de la terre et sans doute de la conjugaison d’autres phénomènes. Nos anciens ont connu des épisodes similaires qui les ont conduit à abandonner leurs parcelles et à renoncer à leur métier. D’autres sont arrivés plus tard qui les ont défrichées et remis en culture. Avant, on trouvait des solutions à tout, mais là, on n’est plus sûr de rien… » raconte Jean-Marie Fromonot, agriculteur retraité de la SAS Ferme de la Loge, située à Vermenton dans l’Yonne. 

 

L’installation d’arbres dans les cultures en bordure ou en plein champ comme solution pour réduire le ruissellement, l’érosion des sols et améliorer la vie des sols, c’est l’agroforesterie, une pratique ancestrale. Dans le contexte actuel de réchauffement climatique, on commence à en redécouvrir les vertus, comme celle de rafraîchir les sols en été.

 

Bien que sceptique sur l’avenir de l’agriculture dans le contexte actuel de politique agricole commune (PAC) et de réchauffement climatique, Jean-Marie s’est lancé avec ses proches dans un chantier impressionnant. 

 

« Nous avons déjà planté près de 1200 arbres, des alisiers, des chênes, des poiriers, des noyers, des tilleuls et nous envisageons d’en planter 600 de plus. Nous ne sommes pas certains du résultat futur. La seule chose que nos savons, c’est que nous perdons 10% de surface de production mais nous avons fait le choix de nous tourner vers l’avenir… » 

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Chasseur de jobs, un métier émergent ?

Dans un récent article, nous évoquions le risque d’un phénomène de grande démission accentué par le climat d’incertitude qui règne dans le pays avec la guerre en Ukraine, le retour de l’inflation et le spectre d’une nouvelle crise économique à l’automne.

 

Une enquête récente publiée sur la Newsroom de Malakoff Humanis tire la sonnette d’alarme sur l’état de la santé mentale des actifs de moins de 30 ans. Un tiers d’entre-eux auraient pris un arrêt de travail au moins une fois en mars dernier. 14% de ces arrêts seraient dus au stress, à l’anxiété, au burn-out ou bore-out. Clairement, le climat psychologique chez les jeunes n’est pas bon. Avec la dégradation des conditions de travail, les salaires qui ne suivent pas, les bullshit jobs, l’envie de démission est forte. Chez Reporterre, on parle même d’une révolution silencieuse qui se propage, une « révolution sociétale », source de menace pour l’économie française ». 

 

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L’édition de jeux : Marc Kucharz, auteur, ludo-coach, conférencier

Marc Kucharz créé des jeux depuis plus de 30 ans, pour le grand public, les entreprises, les collectivités, les organisations. Il est auteur de jeux à succès comme le jeu de l’achimiste ou encore Tour de contrôle, un jeu d’évaluation et de contrôle des connaissances avec lequel il avait remporté un Lud’or en 1993 au Salon Ludimat Expo.

 

Depuis, Marc a créé des dizaines de jeux en tant qu’auteur ou co-auteur qui ont touché des milliers de personnes dans le monde comme le jeu de l’alchimiste, le jeu du Haka, le Jeu de la paix intérieure, le jeu des accords Toltèques, dont certains primés, sur des thématiques diverses (éducation, formation, hygiène alimentaire, prévention des accidents domestiques, hygiène de vie, communication, pédagogie, développement personnel…). Il est aussi conférencier, formateur et ludo-coach. 

 

Un parcours original qui puise à la fois dans le récit familial, le voyage, l’itinérance, l’altérité, mais aussi dans l’enfance.

 

« En colonie de vacances, quand il pleuvait, il y avait les jeux de société (Monopoly », jeux de cartes…). Quand il faisait beau, c’était les jeux physiques (football, balle au prisonnier…). Les jeux m’ont sociabilisé en m’incitant à accepter les règles, à respecter l’adversaire, l’arbitre et le reste »

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Nouvelles sanctions contre la Russie, quels premiers secteurs affectés en boomerang ?

Mars 2022

On le sait, la Russie fait déjà l’objet de sanctions depuis la guerre de Crimée en 2014. 
Comme on pouvait s’y attendre, elle a riposté aux sanctions occidentales en stoppant ses exportations de céréales vers l’Europe et en décrétant l’interdiction totale de la plupart des produits alimentaires en provenance de l’UE. Etant lui-même producteur et exportateur de céréales, l’Hexagone n’en a pas été trop affecté. En revanche, nos producteurs de pommes et de poires eux ont subi l’effet boomerang, la Russie étant leur premier client. Ils ne sont pas les seuls, les ostréiculteurs bretons, les éleveurs de porc ont beaucoup perdu. Paradoxalement, l’embargo sur les produits agricoles n’a fait que renforcer l’agriculture russe, au détriment notamment de la nôtre. Les russes en ont profité pour relancer leur propre filière fruits et légumes.

 

Si les vins et spiritueux ne sont pas concernés par cet embargo, les tensions se sont focalisées l’année dernière sur le champagne. Seule la mention « игристое вино » (vin effervescent ou mousseux en cyrillique) est désormais retranscrite en cyrillique au dos de la bouteille, reléguant le champagne au même rang que les autres vins. L’appellation « шампанское » (champagne en cyrillique) en Russie étant réservée aux vins pétillants produits par des producteurs russes.

L’escalade d’embargos expose assez souvent au coup du Jokari. 

 

Les ponts commerciaux viennent donc d’être coupés avec la Russie. Les livraisons vont être inévitablement affectées des deux côtés. À noter que le titane, métal amagnétique et réputé pour sa résistance à la corrosion, est présent dans les pièces de structure et les moteurs des avions d’Airbus et plus généralement de tous les avions. Or, la Russie est le principal producteur et fournisseur de titane. Si le conflit est appelé à durer, le consortium Airbus serait le premier à en souffrir.

 

Le G7 n’a pas encore finalisé ses sanctions, mais on devine que la Russie ne sera pas la seule à en souffrir. La chambre de commerce et d’industrie franco-russe redoute les réactions pour les entreprises françaises présentes sur le sol russe, à commencer par Renault, Auchan, Leroy Merlin, Decathlon, Danone, Société Générale…

 

Dans son allocution, le chef de l’État a cherché à préparer les esprits à une chute de croissance et au renchérissement de certains produits. La dépendance au gaz russe n’est pas le seul des problèmes auxquels l’UE et la France auront à faire face. « Ne plus dépendre des autres pour nous nourrir, nous soigner, nous financer » a-t-il dit. Le problème n’est pas nouveau, la pandémie avait déjà pointé les risques d’une trop grande dépendance.

 

En tout cas, voilà qui remet en cause la doxa d’hier.

The « big craquage »

Aux États-Unis, la crise sanitaire a engendré une vague de départs précipités que la presse outre-Atlantique qualifie de « Great Resignation » ou de « Big Quit ».

 

Plus de 4 millions de salariés américains auraient quitté leur entreprise, rien qu’en août dernier. Le profil de ceux qui claquent la porte est très hétérogène : employés de Starbucks, professionnels de santé, de la distribution, des services, des employés modestes, mais aussi des cols blancs.

 

Le phénomène a pris de l’ampleur là-bas, au point de devenir viral sur les réseaux sociaux Twitter, Tiktok. On est loin de la « resignation letter to whom it may concern« . On filme sa dem et on la poste sur les réseaux sociaux, un moyen peut-être d’exorciser ses peurs (celle du lendemain). Mais, si l’on considère le pouvoir de l’influence aujourd’hui, on mesure aussi le risque de contagion par viralité. Les répercussions sur l’économie pourraient être aussi imprévisibles que dramatiques…  

 

Face à cela, les entreprises concernées n’ont d’autres moyens que de relever les salaires à la hâte et promettre d’améliorer les conditions de travail. Parmi ces démissionnaires, beaucoup sont partis sans plan B. Le marché de l’emploi étant porteur aux États-Unis, les prévisionnistes les voyaient reprendre rapidement leur place sur le marché du travail. Mais force est de constater que ce n’est pas vraiment le cas. Idem pour ceux qui ont perdu leur job à cause de la pandémie. Malgré l’arrêt de certaines aides en septembre dernier, beaucoup ne sont pas retournés au travail. Le phénomène est en train d’être analysé par les sociologues. 

 

Ce phénomène a-t-il touché la France ? 

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HEFAÏS, une Haute École de soudure particulièrement attendue…

En matière de stratégie industrielle, les hésitations se payent souvent au prix fort.

 

Lors de la présentation de son plan d’investissement France 2030, Emmanuel Macron a parlé d’un investissement d’un milliard d’euros dans les SMR (Small Modular Reactors), des petits réacteurs nucléaires modulaires. Faut-il y voir un retour en grâce du nucléaire ?

 

En choisissant il y a plus de dix ans de désinvestir progressivement le nucléaire au profit des énergies renouvelables, la France a, en quelque sorte, abandonné la maîtrise de son industrie de pointe. Au fil des hésitations, des tergiversations, nous avons laissé perdre des savoir-faire précieux. C’est le cas en tuyautage et soudure, soumis à un référentiel rigoureux.

 

Pourtant, c’est bien la parfaite maîtrise de la technologie à tous les niveaux de la chaine, soudure y compris, qui assure à la France sa sécurité et sa souveraineté et qui lui permet de maintenir son tissu industriel et son rang dans le concert international. Il est vrai qu’une perte de compétences dans un domaine aussi sensible que le nucléaire peut interroger sur la capacité de nos acteurs à mener à bien des projets complexes dans le respect des délais et des budgets.

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Guides-conférenciers : se réinventer pendant la pandémie, pas si simple

La situation est critique pour les « permittents » du guidage. Les musées, châteaux, édifices touristiques qui avaient rouvert progressivement au début de l’été dernier sont à nouveau reconfinés. Quelle poisse ! 

 

Sur les quelques 12.000 guides-conférenciers, une infime minorité est éligible au chômage partiel. Ils sont en revanche éligibles au Fonds de solidarité créé par décret l’année dernière. Éligibles, c’est vite dit, car nombreux sont ceux qui ne touchent plus rien depuis avril dernier.

 

 

Diplômés, protégés par la Loi (en théorie), mais précaires…

 

Les guides-conférenciers se répartissent sur trois statuts : Environ 1/3 de salariés, 1/3 d’indépendants (qui peuvent parfois cumuler les deux), 1/3 mixte, en micro-entreprise, sous le régime de la déclaration ou au réel. Parmi les indépendants, 2% seulement choisissent de créer leur entreprise sous statut type S.A, SASU. Étonnamment, les premiers ont rarement le droit au chômage partiel car ils ont le plus souvent signé un CDD ou CDDU (CDD dit d’usage), à l’image des intermittents du spectacle, sans pour autant bénéficier de la même protection que ces derniers. Le salariat à temps complet est rare. La plupart des guides-conférenciers gagnent moins de 15.000 euros par an et beaucoup sont contraints de se chercher un complément de revenus. 

 

En tout cas, ces professionnels du tourisme et de la culture sont à nouveau reconfinés au moment où démarre sa saison. Le premier confinement fut déjà un coup de massue, au sortir des grèves des transports et des manifestations des gilets jaunes. On a vu des guides-conférenciers manifester en réclamant un statut similaire à celui des intermittents du spectacle. Mais las, étranglés par la crise sanitaire, certains ont du se résoudre à changer de métier. Pour autant, ils sont nombreux à se battre et à se montrer créatif pour ne pas sombrer.  

Comme le fait remarquer Elisa Jehanno, guide-conférencière indépendante à Paris, la situation est bien compliquée…

 

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Elle a créé la ferme de ses rêves : Claire Genet, éleveuse de chèvres dans l’Yonne

crédit photo : André Hulet

Ce n’est pas si souvent que l’on parvient dans le monde réel à réaliser son rêve d’enfant. 

 

Claire Genet a pu réaliser le sien, celui d’avoir sa chèvrerie, une filière d’élevage qui compte plus de 5.000 exploitations, plus présentes en Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes.

 

« J’ai toujours voulu avoir des chèvres. A l’âge de 17 ans, je préférais passer mes vacances dans des élevages caprins pour aider. Amoureuse de ces bêtes, ces expériences ont conforté mon choix. Mais ici dans l’Yonne, les possibilités sont plus réduites que dans les Deux-Sèvres… »

 

Au sortir de sa formation d’ingénieure agronome à LaSalle Beauvais, Claire débute comme commerciale en nutrition animale et travaille pour différents Groupes agroalimentaires à Poitiers, puis à Rennes, des entreprises en lien avec Bleu-Blanc-Coeur, un label qui réunit 7.000 agriculteurs qui ont fait le choix de produire, récolter et distribuer dans le respect des animaux et de la terre.

 

En juin 2018, elle décide de revenir dans l’Yonne, à ses racines, pour y créer son propre élevage. Elle rencontre alors Alexis Nollet et Sébastien Becker, dirigeants de Mobil Wood et co-fondateurs d’Ulterïa, un écosystème créateur de valeurs pour l’homme et le vivant. Unique en son genre, ce projet ambitionne de regrouper, sur un terrain de dix hectares, Mobil Wood, une usine spécialisée dans l’agencement de magasins bio en bois massif, une exploitation maraîchère, une maison citoyenne, un centre de formation, une école Montessori et une ferme.  

 

« Créer des interactions entre l’agriculture et l’éducation, la création de valeurs pour l’homme et le vivant, tout cela me parlait. Au début, ils cherchaient un maraîcher, je leur ai proposé… des chèvres. Vous voulez une parcelle ? m’ont-ils dit et on s’est entendu… » 

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